IRM à GrevenmacherUn centre de radiologie dans l'est, mais à quel prix?

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Alors que toutes les autorisations ont été validées, le personnel qualifié devra encore être formé avant la mise en service d'un IRM dans l'est du pays.

Le centre de radiologie, comprenant un scanner ou encore un IRM, verra prochainement le jour au Potaschberg. Il sera opérationnel début 2022, selon le député-maire Léon Gloden (CSV) de Grevenmacher qui est fier de la réalisation de ce projet dans sa commune.

Toutes les autorisations ont été délivrées pour la radiologie et le scanner de la part de la Santé et pour l'IRM de la part de l'Inspection du travail et des mines. Les différents appareils doivent désormais être livrés, installés et testés. La formation du personnel qualifié en charge des opérations sur place doit également avoir lieu avant l'ouverture du centre dans quelques semaines.

Cependant, la question du prix des consultations est au cœur d'une polémique dans l'est du pays. Le problème de la nomenclature a été soulevé par la députée Tess Burton (LSAP), également conseillère communale à Grevenmacher. Elle déplore le remboursement quasi-complet par la CNS d'un IRM réalisé dans un hôpital alors que ce ne sera pas le cas dans ce nouveau centre.
Elle indique s'opposer vivement à une médecine à deux vitesses, pour des classes sociales différentes et demande à adapter le cadre légal dans ce sens afin d'éviter qu'une partie de la population ne soit pas en mesure de se payer une consultation dans ce nouveau centre, faute de remboursement adéquat des prestations proposées.

Une critique à laquelle réagit le député-maire: "oui cette autorisation manque encore, comme quand les Luxembourgeois vont faire un IRM à Trèves, ils ne sont remboursés qu'à hauteur de 150 ou 160 euros. Il en sera de même ici à Grevenmacher".

Les appareils du centre de radiologie au Potaschberg ont été financés par un groupement d'intérêt économique, et Léon Gloden ne comprend pas pourquoi ce projet est vu d'un mauvais œil par les autorités alors qu'il n'a rien coûté au gouvernement.

Pour la députée de l'est Carole Hartmann (DP), les responsables politiques doivent tout mettre en œuvre afin justement d'éviter à travers ce projet un  traitement différencié et une médecine à deux vitesses: "le remboursement devrait être adapté au niveau de la CNS car l'arrivée de ce centre de radiologie reste néanmoins une très bonne nouvelle pour la prise en charge des patients dans l'est du pays".

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