
Jean-Louis Zeien était l'invité de la rédaction de RTL jeudi matin. Au cours de l'interview, il a dit qu'au Luxembourg aussi, il y aurait des entreprises qui pourraient être liées à des violations des droits de l'homme. Pour éliminer ce problème, nous aurions besoin d'une loi nationale, qui obligerait les entreprises à veiller également au respect des droits de l'homme dans leurs chaînes d'approvisionnement.
L'UEL, l'Union des entreprises luxembourgeoises, ne peut pas s'exprimer au nom de la Fedil - qui avait été mise en cause par Jean-Louis Zeien -, mais elle ne veut pas laisser passer les déclarations du co-coordinateur de l'"Initiative pour un devoir de vigilance", Jean-Louis Zeien, jeudi sur RTL. Ce serait simpliste, selon le directeur de l'UEL, Jean-Paul Olinger.
L'interview sur l'antenne de RTL aurait été un peu "surréaliste", a déclaré Jean-Paul Olinger. "Nous avons un groupe de travail sous la direction du ministère des Affaires étrangères et il est dommage que l'initiative veuille toujours attirer l'attention sur elle-même avec des éruptions médiatiques.Les allégations simplistes contre les entreprises luxembourgeoises sont évidemment intenables."
Le Luxembourg a des lois, par exemple dans le droit du travail, et si elles ne sont pas respectées, alors bien sûr le système juridique est compétent, a réagi Jean-Paul Olinger. "Là, nous sommes absolument attachés à la politique selon laquelle ces entreprises seront évidemment punies."
Par ailleurs, il y aurait des tentatives pour mettre en place un cadre européen: "La Commission européenne a déclaré qu'elle ne voulait pas d'un patchwork de 27 législations nationales. Et les trois législations abordées, celles de la France, de l'Allemagne et des Pays-Bas, s'appliquent uniquement aux grandes entreprises, et nous n'en avons pratiquement aucune au Luxembourg. Et c'est pourquoi il s'agit d'attendre le cadre européen et ensuite nous pourrons évidemment nous positionner dans ce cadre."
Il est en outre important de dire, qu'en collaboration avec l'"Initiative pour un devoir de vigilance", un pacte a été élaboré qui doit préparer les entreprises au cadre européen. Il ne vaudrait pas la peine d'avoir 27 législations nationales différentes, ce qui rendrait la vie très difficile aux entreprises, selon Jean-Paul Olinger.