
L'ex-collaboratrice de la CNS ne serait pas consciente de la gravité des faits, c'est du moins l'impression de la représentante du parquet. Pendant près de 10 ans, l'accusée aurait détourné environ 2 millions d'euros au détriment de la Caisse nationale de Santé. Elle, son mari ainsi qu'un ami de longue date et la compagne de ce dernier, sont suspectés d'avoir profité de cet argent. La magistrate a requis trois ans et demi de prison, avec un sursis partiel sous conditions, à l'encontre de la principale accusée. Contre son ami, qui aurait été dès le début au courant des faits, car de l'argent aurait été versé sur son compte, le parquet a réclamé trois ans de prison, également avec un sursis partiel sous conditions. Les deux auraient convenu entre eux que lui recevrait de l'argent par virement et qu'il en reverserait la moitié à l'ex-employée de la CNS. Elle aurait utilisé son matricule à lui pour le remboursement de prestations. Il n'y avait pas de contrôle interne.
Mardi déjà, selon le Wort, la représentante du parquet avait mis en doute l'affirmation selon laquelle les conjoints, qui ont profité indirectement de l'argent et dont les matricules ont été utilisés, n'auraient rien su du détournement. Particulièrement en raison du fait que, vu le montant de 2 millions détourné, chaque couple avait chaque mois à sa disposition 5 à 6.000 euros de plus qu'avant. Le parquet a par conséquent requis deux ans et demi de prison avec un sursis éventuel à l'encontre des deux conjoints.
Sans surprise, les défenseurs des quatre inculpés considèrent ces peines trop lourdes. Le parquet veut faire un exemple, selon l'avocat de l'ex-employée de la CNS. Il n'y aurait aucune preuve que son mari était au courant de ses activités illégales, a souligné l'avocat de celui-ci. Quant à l'avocat de l'ami d'enfance de l'accusée, il a indiqué que ce dernier ne devrait pas être considéré comme co-auteur, mais comme complice.
Le verdict est attendu le 13 juillet.