
Une augmentation de l’allocation repas dans la fonction publique doit être négociée dans le cadre de l’accord salarial : telle est la conclusion de la Commission des Pétitions de la Chambre après le débat public sur la pétition demandant que l’allocation repas des fonctionnaires soit relevée de 15 euros par jour travaillé.
L’allocation repas a été augmentée pour la dernière fois de 60 euros en 2019. La hausse, portant l’allocation de 144 à 204 euros par mois, avait été décidée avant les élections législatives. Les auteurs de la pétition réclamant une nouvelle augmentation, ont souligné que les prix et le coût de la vie ont fortement augmenté depuis 2019. Mareck Frantzen, l’un des pétitionnaires, a déclaré que l’augmentation de l’allocation repas n’était “pas un luxe”, mais “une correction” et une “mesure nécessaire pour la justice et la reconnaissance du travail des fonctionnaires”.
Le débat a été bref. Le député CSV Jean-Paul Schaaf a posé quelques questions de compréhension, notamment pour savoir si la contribution nette atterrit réellement au restaurant. Le député des Piraten, Marc Goergen, a exprimé son soutien à une augmentation de l’allocation repas des fonctionnaires. Le ministre de la Fonction publique, Serge Wilmes, a fait part, en termes voilés, de ses réticences, rappelant les hausses de salaires dans la fonction publique ces dernières années.
Le ministre a donné un exemple : pour une carrière C2, où le salaire moyen est d’environ 5.500 euros par mois, 2,5 % représentent 137 euros. Si l’on prend la moyenne de toutes les rémunérations dans la fonction publique, soit 9.388 euros, cela correspond à une hausse de 234 euros par mois. Avec toutes les autres améliorations décidées, l’État a fait “ses devoirs” pour que les fonctionnaires aient de bonnes conditions de travail, selon Serge Wilmes.
La présidente de la Commission des Pétitions, la députée LSAP Francine Closener, a communiqué les conclusions après le débat. La Chambre ne peut pas passer outre l’accord salarial. La commission recommande aux pétitionnaires de s’adresser aux syndicats, qui négocieront avec le gouvernement le prochain accord salarial pour 2027.