L'édition "Luxembourg" de la Breitling Navitimer a trouvé preneur. Les 100 exemplaires produits ont été vendus en l'espace d'une dizaine de jours. Cédric Colchen, gérant de la boutique Breitling à Luxembourg-Ville, évoque un "rush" suite à l'annonce de la commercialisation de cette Navitimer estampillée du fameux lion rouge. "Elles ont toutes été vendues", nous confirme-t-il en interview.
Et pour cause: il s'agit d'un des modèles emblématiques de la marque. Ajoutez à cela un zeste de Luxembourg et vous obtenez une pièce susceptible de séduire les collectionneurs. La montre était vendue à 9.520 euros, soit quelques centaines d'euros de plus que le modèle non-personnalisé, la Navitimer B01 Chronograph 43. Un surcoût raisonnable pour une édition limitée "rendant hommage au Grand-Duché", nous confie un client.

Si elle a été imaginée puis dessinée au Luxembourg, l'histoire de cette édition limitée commence néanmoins en Belgique. "Tout a commencé quand j'ai fait une formation à Anvers. Ils avaient édité une Navitimer avec la main d'Anvers sur le verre saphir en 50 exemplaires. Et ça a tellement bien marché qu'avec mon CEO de l'époque, Bernard Hertoghe, on s'était dit: 'Pourquoi on ne le ferait pas aussi au Luxembourg?'", nous confie M. Colchen.
L'idée a germé pendant un certain temps puis les échanges ont commencé avec la Suisse. "Il fallait qu'on sache ce qui était réalisable sur cette Navitimer", commente Cédric. Puis il a fallu trouver un artiste pour créer un design susceptible de plaire à la marque et aux clients du Luxembourg.
Le gérant de la boutique Breitling à Luxembourg s'est tourné vers Taw, un artiste connu pour ses créations "custom" qu'il expose d'ailleurs sur la Grand Rue."Il nous a aidé à concocter ce magnifique lion rouge qui se trouve au dos de la montre", raconte Cédric qui insiste sur le fait que la création de cette montre a été "un travail d'équipe". Tous les employés de la boutique auraient contribué au projet.
Pour sa part, l'artiste se dit "très fier" d'avoir été choisi pour dessiner cette montre. "Quand une marque comme Breitling s'intéresse à ton travail, ça confirme que ce que tu es en train de construire est reconnu", nous a-t-il confié par téléphone. Taw en profite pour nous expliquer que si, à première vue, on reconnaît le "Rout Léiw", il ne s'agit évidemment pas de sa version originale.
"Ce n'est pas le lion luxembourgeois", souligne-t-il. L'artiste a créé une version personnalisée de l'écusson que l'on connaît si bien au Grand-Duché. Et elle comporte de nombreuses différences que l'on ne voit pas forcément au premier coup d'œil, notamment la queue du lion qui finit avec l'initiale de la marque. Une réalisation en trompe-l'œil qui a manifestement trouvé sa clientèle.
"Nous avons encore une quarantaine de personnes sur liste d'attente", affirme Cédric Colchen. Au cas où Breitling déciderait de produire quelques exemplaires supplémentaires. En réalité, c'est assez improbable même si le gérant de la boutique à Luxembourg-Ville songe déjà à l'avenir. "Une édition dames sur un autre modèle, ça pourrait être un succès", lâche-t-il avec un sourire.
En attendant, il ne reste plus de Navitimer "édition Luxembourg". Les 100 exemplaires ont été vendus et aucun projet concret n'est en route pour rééditer ce qui a manifestement été un franc succès.