Tribunal de LuxembourgSix ans de prison requis pour le viol d'une adolescente de 14 ans

RTL Infos
Un homme présentant un handicap intellectuel comparaît depuis mardi devant le tribunal de Luxembourg pour avoir violé une jeune fille en 2018.

Mercredi après-midi, la représentante du parquet a requis six ans d'emprisonnement à l'encontre de l'accusé. Elle n'est pas opposée à un sursis probatoire partiel, avec la contrainte judiciaire d'un suivi complémentaire du prévenu.

Ce dernier est poursuivi pour avoir violé une adolescente de 14 ans en octobre 2018 à Noertzange. Il aurait également montré à la victime des photos à caractère pédopornographique sur son téléphone.

S'il faut retenir une modification de la capacité de jugement de l'accusé, les infractions commises sont extrêmement graves, selon la représentante du parquet. Les charges de viol et de diffusion de photos à caractère pédopornographique sont à retenir. Dans un premier temps, le prévenu avait contesté les faits, qu'il avait finalement avoués lors de son deuxième rendez-vous chez le juge d'instruction. A l'époque, la jeune fille était „mal à l'aise" sans sa mère. L'accusé lui avait massé la nuque, il était descendu de plus en plus bas et il l'avait violée. L'occasion s'était présentée et il l'avait fait.

Au début de l'audience, le prévenu a dit qu'il était désolé de ce qu'il avait fait. Il avait voulu masser l'adolescente, qui avait mal à la tête, et cette dernière n'avait rien dit. „Pourquoi le massage est-il allé plus loin? L'avez-vous touchée intimement?", a demandé la présidente de la Cour. C'était venu simplement et il était désolé. Il avait en tête de masser la fille, mais il ne lui avait pas montré de photos pédopornographiques. Elle aurait jeté un coup d'oeil furtif aux photos.

L'avocate de l'accusé a plaidé que son client ne comprenait pas ce qu'était un viol, il n'était pas conscient de la portée de ses actes ni de leurs conséquences. L'homme, qui présente un déficit mental, n'avait pas interprété correctement la situation, mais il n'avait pas voulu faire de mal à l'adolescente et il n'avait pas non plus eu recours à la violence, a expliqué Maître Lynn Frank. Selon elle, il ne fallait pas retenir la diffusion de photos à caractère pédopornographique, mais bien la modification de la capacité de jugement. C'est pourquoi son client ne méritait pas de prison ferme.

Le verdict est attendu le 2 décembre.

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