
"C'était une erreur de fermer les frontières au sein de l'Union européenne en 2020 et ce serait encore plus faux de le faire en 2021", a expliqué Jean Asselborn au micro de la radio publique allemande Deutschlandfunk. Assurant qu'une nouvelle fermeture des frontières "comme au printemps dernier, aurait de grandes conséquences sur la crédibilité de l'Union européenne".
Une mise en garde lancée peu de temps avant que ne démarre à 18 heures ce jeudi un nouveau sommet par visioconférence pour coordonner la lutte contre la pandémie face à la menace des nouveaux variants. Au menu des Vingt-Sept, les questions de la limitation des déplacements transfrontaliers, accélération de la vaccination, mise en place d'un certificat commun, etc.
Pour Jean Asselborn, il n'"est pas question ici de tourisme, mais des frontaliers et du trafic frontalier". Chaque jour, environ 50.000 frontaliers viennent d'Allemagne sur un total de 200.000 pour travailler au Luxembourg. De France en viennent 100.000 et 50.000 de Belgique.
Si ces frontaliers ne peuvent traverser les frontières "alors le système de Santé luxembourgeois s'effondre" car "60% des personnes qui travaillent dans le secteur médical sont des frontaliers" car "nous leur avions dit qu'au sein de l'UE on pouvait travailler librement dans chaque pays".
Le ministre luxembourgeois des Affaires étrangères a en outre souligné qu'"au sein de l'Union européenne, 30% de la population vit dans des régions frontalières. Quand on vit à Paris ou Berlin on a à faire deux ou trois fois par an aux frontières, chez nous ça fait partie du quotidien".
Pas plus tard que mercredi, Le Premier ministre Xavier Bettel s'était entretenu avec Angela Merkel (chancelière allemande) et Alexander de Croo (Premier ministre belge) pour ne plus connaître de problèmes de circulation aux frontières, précisément.
Mercredi, la France a évoqué des "contrôles sanitaires" aux frontières. Angela Merkel, n'a pas exclu des contrôles aux frontières, si les pays voisins de l'Allemagne ne prennent pas des mesures conséquentes pour tenter de contrer la propagation des variants du coronavirus (britannique, sud-africain), plus contagieux.