
Par conséquent, peu avant la fin de la législature, le député représente désormais sa propre sensibilité politique au Parlement, qu'il nomme "Liberté chérie". Le secrétaire général de la Chambre, Laurent Scheeck, confirme: "Oui, exactement. Depuis sa démission de la sensibilité politique ADR, Monsieur Reding a créé sa propre sensibilité.""Sensibilité politique": tel est le nom donné à la Chambre aux groupes qui ne comptent pas suffisamment de députés pour former une fraction ou groupe parlementaire. Roy Reding a baptisé sa propre sensibilité, qui ne regroupe donc que lui-même,"Liberté chérie", une expression connue des francophiles grâce à l'hymne national français, la Marseillaise.
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En tant que sensibilité politique, "Liberté chérie" va à présent recevoir un soutien financier du Parlement, comme les autres sensibilités politiques. Laurent Scheek explique ce à quoi Roy Reding a droit à présent:
"Les crédits de fonctionnement, qui s'élèvent à 47.000 euros. C'est précisément un cinquième de ce à quoi une fraction de cinq à sept membres a droit, et qui est à présent mis à disposition de Monsieur Reding. Plus encore l'indemnité de secrétariat, pour embaucher un collaborateur."
Roy Reding obtiendra celle-ci s'il présente un contrat d'embauche d'un collaborateur. Laurent Scheeck explique aussi ce qui se passe du côté de l'ex-sensibilité politique du député, à savoir l'ADR:
"L’ADR perd, en plus d'un certain nombre de détails, tels que les frais de bureau, exactement ce à quoi a droit désormais Roy Reding et jusqu'à la fin de la législature." L'ADR va donc perdre environ 45.000 euros de frais de fonctionnement, ainsi qu'environ 7.000 euros par mois d'indemnité de secrétariat pour l'emploi d'un collaborateur, jusqu'à la fin de la législature.
Le départ de Roy Reding ne mettrait toutefois pas l'ADR dans une situation financière difficile, assure Fernand Kartheiser. Interrogé, ce dernier ajoute que l'ADR ne devra licencier aucun collaborateur d'ici la fin de la législature pour ce motif.
Il existe des précédents à la Chambre, selon Laurent Scheeck: "Ce n'est pas la première fois que cela se produit à la Chambre. A titre d'exemple, on peut citer Jean Colombera et Aly Jaerling, qui ont quitté la sensibilité ADR, fraction à l'époque. Et pour lesquels il y a eu un scénario tout à fait semblable."
A la différence de ce qui se passait à l'époque, les membres des sensibilités politiques peuvent aujourd'hui assister en tant qu'observateurs à la Conférence des présidents. Roy Reding n'est cependant pas membre du Bureau. En accord avec l'ADR, il conserve ses mandats dans les commissions parlementaires jusqu'à la fin de la législature.