
C'est un moment de bouleversement pour tous: on remet le réveil, on retrouve les copains de classe, on a de nouveaux profs, des bonnes résolutions, des crayons bien taillés... L'heure de la rentrée va sonner ce lundi pour les primaires et mardi et mercredi pour les lycées.
C'est la première entrée dans la nouvelle législature, mais la sixième pour Claude Meisch en tant que ministre de l'Education. L'occasion pour le ministre de faire le point sur les réformes en cours et les nouveautés de l'année.
Pas d'annonce spectaculaires, mais une volonté marquée de travailler dans la continuité: "nous avons entamé de grandes réformes pendant la législature précédente sur lesquelles il faut travailler encore, qu'il faut approfondir et donner des ressources supplémentaire au terrain", indique-t-il au micro de RTL 5minutes. 480 enseignants, pédagogues, psychologues, éducateurs ont été ainsi recrutés pour l'ensemble des écoles et lycées du pays, "un investissement considérable dans la qualité de l'école publique au Luxembourg".

Il a également présenté les mesures nouvelles mises en place pour cette rentrée. Entre autres choses, de nouvelles formations sont en train d'être créées, la digitalisation des bilans intermédiaires à l'école fondamentale, le renforcement de l'encadrement pour les élèves à besoins spécifiques, la réorganisation des stages ou de nouveaux matériels didactiques.
Un des défis spécifiques auquel l'école luxembourgeoise doit faire face est la diversité linguistique et culturelle de sa population. Les écoles européennes publiques créées à Differdange, Esch-sur-Alzette, Mondorf, Junglinster et Clervaux connaissent un succès considérable puisque 3.000 enfants y sont inscrits pour cette rentrée.
"Cela ne représente que 3% de l'effectif des élèves, c'est donc trop peu pour répondre à la diversité du Grand-Duché", admet le ministre. Aussi, une nouvelle école internationale publique sera créée à Luxembourg-ville, dans le quartier du Limpertsberg quand le Lycée Michel Lucius aura déménagé au Kirchberg, soit en 2027.
"En attendant, le lycée de Junglinster ouvrira plus de classes internationales pour répondre à la demande des enfants vivant dans la capitale. Aux sections anglophones et germanophones déjà en place, une section francophone verra le jour à partir de septembre 2020."
Les enjeux de l'école du 21e siècle ne sont pas différents d'ailleurs: "voir ce dont les jeunes ont besoin pour répondre aux besoins de la société à l'avenir" La digitalisation est désormais au coeur de l'enseignement moderne tant par les outils pour enseigner et évaluer que pour les nouvelles compétences rendues indispensable. Ainsi, le ministre veut voir intégrer les notions de codages et d'algorithmes dans les programmes de mathématiques. "Le codage est une langue qui doit être enseignée."
"Mais il s'agit aussi de développer les compétences humaines: la créativité, les émotions, l'autonomie, le travail en équipe, la gestion de projet, sont les compétences du 21e siècle sur lesquelles nous travaillons", a conclu le ministre.