Au LuxembourgQuatre étudiantes s'engagent pour combattre la drogue du violeur

RTL Infos
Quatre étudiantes ont pris l'initiative de créer un bracelet équipé de tests destinés à détecter la présence de GHB, plus communément connu comme la drogue du violeur, dans les boissons alcoolisées.
© Julie Thilges

Officiellement, le Luxembourg a recensé 25 victimes de GHB ces quatre dernières années. Des chiffres officiels qui sont probablement très inférieurs à la réalité du terrain. En effet, c’est une substance qui n’est détectable que quelques heures après l’avoir ingérée. Etant donné qu’elle provoque la plupart du temps une perte de connaissance, il est rare que les autorités puissent confirmer l’utilisation de “gouttes K.O.” à temps.

Une problématique que quatre étudiantes avaient à coeur de combattre. Luisa Jazzar, Alicia Hamadou, Eléonore Pereira et Félicie Hanon sont toutes étudiantes à l’Ecole de Commerce et de Gestion et ont décidé de prendre les choses en main. Ensemble, elles ont créé un bracelet baptisé “Elegantly Safe” qui peut contenir des tests destinés à détecter la présence de GHB dans les boissons alcoolisées.

Ces tests leur sont fournis par l’entreprise “Check Your Drink”. Il s’agit d‘une bande qui change de couleur lorsqu’un verre a été compromis. Il suffit de tremper votre doigt dans votre boisson puis de déposer le liquide sur le “strip” en question. Leur efficacité a été testée en laboratoire. Les quatre étudiantes attirent néanmoins l’attention sur le fait que le vin rouge se prête mal à ce test et que les boissons contenant du lait afficheront toujours un résultat positif (Baileys par exemple).

À noter que des bracelets créés à cet usage existent déjà sur le marché mais ils s’agit souvent de bracelets en papier. “Elegantly Safe”, comme son nom l’indique veut proposer une alternative plus élégante et plus sûre. Il doit pouvoir contenir jusqu’à cinq tests et les protéger de l’humidité tout au long d’une soirée. Un bracelet qui reste pour l’instant au stade conceptuel. En effet, les quatre entrepreneuses se confrontent actuellement à plusieurs problèmes dans le développement de leur projet.

Le plus gros problème qu’on a pour l’instant c’est de trouver des fournisseurs. Parce qu’ils sont soit incapables de reproduire notre modèle parce que c’est trop complexe, ou tout simplement parce que le coût de production en Europe est trop élevé”, explique Alicia Hamadou. Des soucis qu’elles espèrent pouvoir résoudre dans un avenir plus ou moins proches. En attendant, les étudiantes restent très actives sur les réseaux sociaux afin de capter l’attention des jeunes et de potentiels investisseurs.

Les conseils de la police

Pour éviter d’être victime des “gouttes K.O.”, la police grand-ducale partage un certains nombres de conseils. Elle demande également aux victimes potentielles de ne pas attendre pour s’adresser aux autorités- Cela parce le GHB est une substance qui n’est détectable que quelques heures.

  • Toujours commander et récupérer les boissons soi-même ;
    Ne pas accepter de boissons ouvertes de la part d’autres personnes
  • Ne pas laisser ses boissons sans surveillance
  • De manière générale, être toujours attentif
  • Faire également attention à ses amis et accompagnateurs
  • La plus grande prudence est de mise si l’une de ces personnes se sent soudainement mal et que des étrangers veulent la raccompagner du local
  • Aider et intervenir si des amis ont un comportement inhabituel (nausées, vertiges et fatigue soudaine).

Le reportage en langue luxembourgeoise

Preventioun géint d'Consommatioun vu K.O.-Drëpsen
An de leschte 4 Joer goufe 25 Fäll vu K.O.-Drëpsen zu Lëtzebuerg erfaasst. Et geet een allerdéngs dovunner aus, dass d’Donkelziffer vill méi héich ass.

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