
L'eCall peut également être déclenché manuellement en poussant sur un bouton. Au Luxembourg, dans presque un accident sur deux, au moins une des voitures impliquées envoie un eCall. En moyenne, le CGDIS reçoit de tels signalements d'accidents cinq fois par jour.
Autrement dit, la voiture transmet automatiquement un certain nombre d'informations, avant que les premiers témoins ou les personnes à bord du véhicule aient eux-mêmes le temps d'alerter le 112.
"Il y a une base légale, ce qui signifie que nous recevons d'une part le numéro de châssis de la voiture, le type de voiture dont il s'agit, un véhicule thermique classique, une voiture électrique, hybride. Nous recevons les trois dernières positions GPS et la position actuelle, ce qui signifie que nous voyons exactement où l'accident a eu lieu. Intéressant aussi pour nous: le nombre de personnes à bord de la voiture nous est communiqué grâce à la détection dans les sièges. Nous avons par conséquent beaucoup de données dans le cadre du déclenchement d'un eCall", explique le responsable du Département de la conduite opérationnelle du CGDIS, Christopher Schuh.

L'eCall peut également être déclenché manuellement en appuyant sur le bouton d’appel d’urgence qui se trouve généralement au plafond de l’habitacle. En fonction du constructeur, une fois le système déclenché, vous êtes directement en contact avec le 112, ou souvent avec un centre d'appels du constructeur automobile.
Dans le test qu'a effectué RTL, c'est d'abord un employé d'un centre d'appels à Bruxelles, qui a répondu à notre collègue. L'appel d'urgence a ensuite été redirigé depuis Bruxelles vers le 112 luxembourgeois. De cette manière, un premier tri est réalisé et les opérateurs au Grand-Duché ne sont pas débordés par de fausses alertes. Rappelons qu'au Luxembourg, les opérateurs des services d'urgence répondent généralement chaque jour à 800 appels.
"Oui, il y a des fausses alertes comme avec d'autres technologies. Même depuis un smartphone, vous pouvez vous tromper et appeler le 112 par erreur. Cela vaut aussi pour le système eCall. Dans ce cas, notre consigne est de ne pas vous effrayer, de rester en ligne jusqu'à ce que quelqu'un décroche au 112 et de dire: "Écoutez, je suis désolé, j'ai fais une fausse manipulation, il ne s'est rien passé." C'est le plus simple, cela vaut mieux que de raccrocher rapidement ou de tenter de supprimer l'appel. Car alors nous n'avons pas immédiatement l'information qu'il s'agit d'une fausse alerte."
Tout comme la voiture, en cas d'appel d'urgence, le smartphone moderne est également géolocalisé via le système Advanced Mobile Location. Cela aide, par exemple, si une personne a un accident en forêt. Ce que beaucoup de gens ignorent, c'est que le smartphone peut de lui-même déclencher un appel d'urgence.
Christopher Schuh du CGDIS: "Le téléphone portable reconnaît grâce à un algorithme qu'un accident, une collision s'est produit. Et puis le téléphone passe dans ce mode. Un signal se déclenche et s'il n'est pas interrompu, le téléphone mobile appelle automatiquement le 112 via le système gratuit et envoie également les données de localisation, et de cette manière, des vies peuvent être sauvées."
Il s'agit de technologies en constante évolution auxquelles le CGDIS, le Corps grand-ducal d'incendie et de secours, s'adapte. En fin de compte, il reste que les opérateurs préfèrent avoir une personne à l'autre bout du fil pour pouvoir évaluer une urgence avec des questions précises.
Le reportage de RTL en luxembourgeois: