
Depuis janvier 2018, le congé de paternité a été élargi. Lors de la naissance d'un enfant ou de l'adoption d'un enfant de moins de 16 ans, les pères travaillant dans le secteur privé ont droit à 10 jours de congé. Deux jours sont à charge de l'employeur, comme par le passé, et les huit autres jours sont remboursés par l'État (ministère du Travail).
Ce mardi matin, Dan Kersch, ministre du Travail a présenté les premiers chiffres de ce nouveau dispositif: 4.494 dossiers ont été déposés. 2.751 ont déjà été traités avec un coût global de 3,9 millions d'euros jusqu'ici. Le coût total pour 2018 devrait atteinte 6 millions d'euros. Le coût moyen est de 1.451 € par dossier.
Le ministre a insisté sur les délais pour introduire les demandes. Les père doivent introduire la demande deux mois avant la naissance et les employeurs doivent envoyer les demandes de remboursement au ministère du Travail au plus tard cinq mois après la prise de congé. En effet, 346 dossiers ont dû être refusés car le délai de 5 mois n’a pas été respecté.

Par ailleurs, le "congé linguistique" a été mis en place depuis 10 ans. Les employés privés comme les indépendants peuvent en profiter. Il s'agit de 200 heures que chacun peut prendre au long de sa carrière afin d’apprendre ou de perfectionner ses connaissances de la langue luxembourgeoise afin de faciliter son intégration dans la société.
Jusqu'aujourd'hui, 3.153 personnes ont profité de cette mesure, parmi lesquels 3.064 salariés et 89 indépendants. La majorité sont des femmes: 2.081 personnes et viennent pour beaucoup du secteur de la santé (1.117 personnes). La provenance des bénéficiaires est assez partagée entre la France (1.347 personnes) et le Luxembourg (1.239 personnes).
Le gouvernement a annoncé vouloir faire des efforts pour faire mieux connaître ce congé spécifique, tout en réfléchissant à améliorer ces mesures.