
Le patrimoine culturel est composé de quatre catégories: le patrimoine archéologique, le patrimoine architectural, le mobilier et les traditions. Les chiffres sont impressionnants.
En ce qui concerne le patrimoine architectural, 27.000 immeubles sont concernés par la protection. Près de 2.200 bâtiments bénéficient actuellement de la protection nationale, dont la moitié en tant que patrimoine culturel national. 65% sont situés dans des localités, 13% ont un caractère religieux, 6,5% un arrière-plan industriel, plus 3% sont des forteresses et des châteaux.
Tout cela est souvent une interaction entre les instances étatiques telles que l'INPA, l'Institut national pour le patrimoine architectural, qui a succédé à l'Institut des Sites et Monuments, et les communes au Luxembourg. Sur le plan communal, par exemple, plus de 17.000 édifices sont protégés via les PAG.
Interrogée sur le point de savoir si cela ne créée pas de confusions, la ministre de la Culture, Sam Tanson, précise: "A priori, on suppose que des critères peut-être moins stricts s'appliquent au niveau communal et donc qu'il peut y avoir plus de flexibilité dans les travaux qui pourront être réalisés. Le fait qu'un bâtiment est protégé au niveau national ne signifie pas que vous ne pouvez plus rien faire à ce bâtiment. C'est l'INPA, qui est l'interlocuteur pour accompagner les travaux si une telle protection existe. Et là vous recevez évidemment des subsides pour accompagner ces travaux."
Sam Tanson rejette la critique selon laquelle la protection du patrimoine culturel ne faciliterait pas les problèmes de logement.
"Il s'agit aussi de préserver le cœur de nos villages et de nos villes, que nous transmettions aux générations futures un peu de ce que nous avons aujourd'hui. La préservation des monuments joue un rôle important, pour que nous conservions ce qui était autrefois là au Luxembourg(...)."
Même des bâtiments sous protection nationale peuvent être transformés. Il y aurait de nombreux beaux exemples.
