
L'alcootest avait à l'époque indiqué un taux de 2,35 pour mille. „Je ne cherche pas d'excuse! Je suis désolé! J'étais irresponsable et nous sommes conscients des conséquences que cela aurait pu avoir!" Voilà ce qu'a déclaré mardi matin devant le juge le conducteur en cause, qui a reconnu son erreur. Il ne s'agissait pas de sa première comparution. En 2017, il avait déjà été surpris en état d'ivresse au volant et en 2018, il avait commis un délit de fuite. „Pour cela, il y a normalement de la prison! Le taux est aussi extrêmement élevé!", a signifié le juge à l'accusé, qui est en stage pour obtenir un emploi fixe.
Un policier a témoigné que ce soir-là, il était en patrouille avec un collègue dans le quartier du Pulvermuhl en direction de Hamm. Ils avaient décidé d'intercepter le véhicule parce que son conducteur roulait en zigzag et venait de griller un feu rouge. Ils avaient alors allumé leur gyrophare pour signifier à l'automobiliste de s'arrêter. Ce dernier sentait l'alcool et articulait difficilement. Mais il était resté poli vis-à-vis des policiers.
L'avocat de l'accusé a affirmé qu'il suivait une formation à laquelle il tenait. Par ailleurs, il est régulièrement confronté aux conséquences d'une trop grande consommation d'alcool. Selon Maître Lehnen, son client se réjouissait de n'avoir causé de préjudice à personne. Il a plaidé pour une interdiction de conduire, à l'exception du trajet domicile-travail. En ce qui concerne une éventuelle peine d'emprisonnement, l'avocat a demandé qu'une nouvelle chance soit accordée à son client.
Pour la représentante du Parquet, le prévenu était prêt à accepter qu'il avait mis d'autres personnes et lui-même en danger et qu'il avait été surpris pour la deuxième fois alcoolisé au volant. En conséquence, elle a requis une amende et une interdiction de conduire de 23 mois sans sursis.
Le Tribunal rendra son verdict le 4 octobre.