
Représenter les intérêts des promoteurs : tel est l’un des objectifs de la FDI, la Fédération des développeurs immobiliers, récemment créée. La fédération recherche le dialogue avec le secteur bancaire, l’Ordre des architectes et, bien entendu, les responsables politiques. Des contacts existent avec les partis politiques, la Chambre des députés et le gouvernement.
Tous se montrent à l’écoute des promoteurs, mais cela ne suffit pas. Le porte‑parole de la FDI, Steve Vermeer, explique : “Nous pouvons dire que le dialogue existe. Nous avons de bons échanges, des discussions régulières. Ils nous écoutent également, mais nous espérons que des mesures concrètes suivront, car l’attente ne mène à rien et nous avons le sentiment que la situation ne fait qu’empirer.”
Une baisse des ventes particulièrement marquée a été constatée pour les maisons ou appartements achetés sur plan, les projets dits VEFA pour vente en l’état futur d’achèvement. Au cours des trois dernières années, environ 1.600 logements neufs ont été vendus chaque année. Or, plus de 5.000 logements par an auraient dû être construits afin de répondre aux besoins du Luxembourg, souligne la FDI, qui espère un retour de la confiance des clients.
La fédération a calculé qu’il en résulte chaque année une perte économique de 1,17 milliard d’euros, du fait que 3.000 logements de moins sont construits par rapport à la période précédant la crise. Les raisons du coût élevé de la construction ne sont toutefois pas liées uniquement aux projets VEFA, précise Steve Vermeer. Plusieurs facteurs entrent en jeu, notamment l’augmentation des coûts des matériaux, de l’énergie, de la main‑d’œuvre et du financement, ainsi que des normes et réglementations toujours plus nombreuses et qui contribuent toutes à faire grimper les coûts, sans oublier les délais administratifs.
Des informations supplémentaires sont disponibles sur le site www.developpeurs.lu