
Depuis le 13 février, le pape est hospitalisé à l’hôpital Gemelli de Rome.
Les spéculations sur le nom de son successeur vont bon train. Une éventuelle démission du chef de l’Église catholique est également évoquée.
Le pape François est en fonction depuis 2013, lorsque son prédécesseur, Benoît XVI, a été le premier chef de l’Église catholique à démissionner de son poste pour raisons de santé.
Des spéculations circulent également sur une éventuelle démission du pape François. Le Vatican tente cependant de faire cesser ces discussions.
Le cardinal Jean-Claude Hollerich a déclaré dans une interview accordée à un journal italien qu’il trouvait irrespectueux qu’il y ait des gens qui se soucient davantage de l’avenir de l’Église que de la santé de l’évêque de Rome.
Pour devenir pape, il faut être cardinal. Réunis en conclave dans la Chapelle Sixtine à Rome, les cardinaux actuels éliront le nouveau chef de l’Église catholique. Pour être élu, il faut une majorité des deux tiers des voix. Après cela, le candidat choisi doit accepter le mandat. Si c’est le cas, cela signifie que “Habemus Papam” (Nous avons un pape).

L’Italien Pietro Parolin, secrétaire d’État du Vatican, a rendu visite mardi au pape à l’hôpital. Un certain nombre de décrets de canonisation ont été signés à cette occasion.
Le cardinal Parolin est considéré comme l’un des successeurs potentiels du pape François. Le 5 avril 2023, le secrétaire d’Etat du Vatican était en visite au Luxembourg.
Les noms du cardinal Luis Antonio Tagle des Philippines, du cardinal Marc Ouellet du Canada ou du cardinal Christoph Schönborn, archevêque de Vienne, circulent également.
Mais en fin de compte, la décision sera prise lors d’un scrutin secret entre les cardinaux.
Le 5 octobre 2019, Jean-Claude Hollerich a été nommé cardinal par le pape François, c’était une première pour un Luxembourgeois. Depuis 2023, il est également membre du Conseil des cardinaux, les proches conseillers du pape. Interrogé sur ses propres ambitions de devenir pape, Jean-Claude Hollerich avait déclaré dans une interview en mars 2023 que “nous avons actuellement un pape et qu’il ne faut pas spéculer.”
Lorsqu’un nouveau pape sera choisi au Vatican, ce sera la première fois qu’un Luxembourgeois pourra contribuer à décider qui sera le nouvel homme fort à la tête du Vatican. Et ce sera aussi la première fois qu’un Luxembourgeois pourra être élu pape par d’autres cardinaux.