
Selon une récente enquête, 71% des automobilistes ont souligné être confrontés à des problèmes de visibilité lors de conditions difficiles comme l’obscurité, la pluie et la neige.
Si les phares des voitures sont de plus en plus intelligents, l’éblouissement sur la route reste un facteur d’insécurité routière. C’est en tout cas ce que montre la dernière enquête menée par l’ADAC (Allemagne) en collaboration avec les clubs automobiles autrichien, suisse, belge et luxembourgeois.
Entre le 9 et le 20 novembre dernier, 4.312 personnes ont répondu à un sondage représentatif en Allemagne, en Autriche, en Suisse et en Belgique. Au Luxembourg, 447 personnes ont répondu à ce sondage, un échantillon trop faible pour être représentatif. Pour autant, les résultats sont similaires à ceux de leurs homologues européens.
Dans le détail, 71% des répondants ont souligné être confrontés à des problèmes de visibilité lors de conditions difficiles comme l’obscurité, la pluie et la neige. Seuls les répondants belges ont estimé être plus souvent confrontés à des problèmes de visibilité face à des conditions d’ensoleillement.
Dans l'ensemble des pays sondés, les feux de route (incluant les feux adaptatifs) sont clairement pointés comme étant les plus éblouissants (81% des répondants), suivis de loin par les feux de croisement (31%) et les feux antibrouillard arrière (27%). Les répondants luxembourgeois diffèrent légèrement en plaçant les feux antibrouillard arrière devant les feux de croisement.
Au total, 22,7% des participants à l'enquête se sentent stressés par l'éblouissement, et 21,8% conduisent même moins de nuit à cause de cela. Deux tiers de tous les répondants trouvent l'éblouissement gênant ou insupportable. Des enquêtes similaires menées en Autriche, en Belgique, en Suisse (et au Luxembourg) ont même révélé des chiffres plus élevés.
La majorité des automobilistes "plissent" les yeux pour tenter de réduire la gêne occasionnée. En seconde position, les automobilistes détournent le regard et regardent une autre zone de la route. À noter qu'une petite quantité d'automobilistes ferme purement et simplement les yeux.
Les clubs automobiles demandent au législateur de prendre davantage en compte le risque d'éblouissement pour les usagers de la route dans les spécifications de conception des lampes et des phares. "Les conditions d'homologation en vigueur dans le cadre de la procédure d'homologation de type de l'UE sont insuffisantes", constate le Dr. Reinhard Kolke, directeur du Centre Technique ADAC à Landsberg.
Les clubs de mobilité proposent également de limiter la luminance des sources lumineuses afin de réduire l'éblouissement dans la circulation routière. "Un phare plus grand avec une luminance inférieure fournit le même rendement lumineux qu'un plus petit avec une densité plus élevée, mais il éblouit beaucoup moins les autres usagers de la route", explique Burkhard Böttcher, expert en éclairage de l'ADAC.
À noter que des phares sales représentent également un risque de sécurité. Dans les études, il est fréquemment constaté que de nombreux véhicules circulent avec des phares défectueux ou mal réglés.
• Éviter de regarder dans le faisceau lumineux des véhicules venant en sens inverse, mais plutôt se concentrer sur sa propre voie ou le bord droit de la route
• Éteindre le feu de brouillard arrière dès que le brouillard se dissipe. Il ne doit être utilisé que lorsque la visibilité est inférieure à 50 mètres et jusqu'à une vitesse maximale de 50 km/h - facile à retenir avec la règle du 50/50
• Nettoyer régulièrement les phares. La saleté sur le couvercle du phare peut non seulement affecter la portée de la lumière, mais aussi provoquer l'éblouissement des autres usagers de la route
• Vérifier régulièrement les réglages sur les véhicules avec une régulation manuelle de la portée des phares, en particulier lors du chargement, la portée de la lumière devrait être ajustée vers le bas