
Alors que Delphi affichera, en 2021, 50 ans d’existence au Luxembourg, plusieurs divisions vont être déplacées vers d’autres sites, notamment vers celui de Blois (France) dans les deux ans à venir. Les divisions "Fuel Injection System" (FIS) et composantes (PTP) sont ainsi menacées alors que la partie E&E (Electronics and Electrification) sera épargnée et aura un avenir au Grand-Duché.
C'est ce que les employés ont appris ce jeudi. Le groupe Delphi emploie actuellement plus de 500 salariés au Luxembourg et, selon le syndicat OGBL, plus de la moitié des emplois directs au Luxembourg risquent d’être menacés à court et moyen terme.
À ces emplois directs, il faut ajouter plusieurs dizaines d’emplois indirects de sous-traitants travaillant sur le site et autres fournisseurs externes.
En amont, l’OGBL et la délégation du personnel ont anticipé ces annonces en demandant l’ouverture de discussions pour un plan de maintien dans l’emploi qui "s’avère être la seule et unique solution valable", selon le communiqué du syndicat. L’OGBL revendique ainsi que tous les moyens légaux à disposition (reconversions, transferts, préretraites…) soient pleinement utilisés, en vue d’éviter des licenciements secs.
"Les décideurs de telles mesures de restructuration se trouvent à l’étranger et les aspects attractifs et compétitifs du site au Luxembourg sont trop souvent et largement ignorés ou même passés sous silence", regrette encore l'OGBL.