
Les caméras sont présentes partout: dans les gares, les parkings, les bus et les trains. Selon la direction des CFL, elles sont notamment destinées à donner un sentiment de sécurité aux usagers. Mais elles sont surtout là pour pouvoir s'assurer que tout fonctionne correctement, de l'ascenseur à l'escalier roulant. En début de semaine, le Tageblatt a publié un reportage sur des dysfonctionnements au sein du service de télésurveillance des CFL, le Building Management System. Des dysfonctionnements démentis par la direction des CFL. Une équipe de RTL s'est rendue sur un des sites du BMS afin de voir comment fonctionne le système, au moins en théorie.
Une alarme retentit sans cesse dans le bureau du service BMS (Building Management System) des CFL. Les collaborateurs du BMS voient immédiatement d'où vient l'alerte. Il peut s'agir d'un escalier roulant en panne ou d'une personne qui a appuyé sur l'un des nombreux boutons SOS présents dans les gares. L'alarme déclenche immédiatement une réaction au centre BMS de Belval ou de Mersch. Soit une équipe technique est envoyée sur place s'il s'agit de l'escalier roulant. Soit on procède à un examen plus approfondi au niveau du bouton SOS pour déterminer s'il s'agit vraiment d'une urgence ou si c'est peut-être seulement un groupe d'enfants qui s'amusent.
Si quelqu'un a effectivement besoin d'aide, les pompiers et/ou l'ambulance sont envoyés sur place, et en fonction de la gare et de l'heure, le personnel sera le premier sur place. Mais les images qui sont transmises par les caméras ne sont pas visionnées systématiquement, affirme le responsable du service, Ralph Elsen.
"Si quelque chose se produit et que nous recevons un appel d'urgence, nous intervenons. On regarde alors les images des caméras de manière ciblée. Il ne s'agit pas d'une surveillance permanente avec des caméras."
"Il y a beaucoup de gens qui pensent que s’ils font signe à la caméra, nous les verrons. Non, ce n'est vraiment pas le cas, pas aux CFL. Nous ne sommes pas un organisme de sécurité. Il n’y a personne derrière qui regarde les images en direct."
Selon l'article du Tageblatt, pendant leurs heures de travail, des collaborateurs regardent des films sur leur tablette, jouent au poker ou dorment. C'est bien sûr officiellement interdit et selon Ralph Elsen, des contrôles sont effectués.
"Le jour, un des responsables est toujours présent sur les deux sites et la nuit nous avons un groupe de personnes qui débarquent à l'improviste sur les sites et viennent simplement se rendre compte sur place.."
Et que se passe-t-il si un collaborateur est effectivement surpris en train de regarder un film?
"Alors, c'est relativement simple. Il peut immédiatement arrêter de travailler. Il s’agit d’une procédure disciplinaire interne aux CFL. Une enquête sera effectuée et il en sortira quelque chose ensuite."
Cependant, en général, les employés ne sont pas censés regarder les images des caméras, à moins qu'une alarme ne se déclenche quelque part. Le responsable a aussi une idée claire de ce que les employés doivent faire quand une alarme ne se déclenche pas quelque part.
"Pendant ce temps, vous pouvez faire beaucoup d'autres choses. Il y a par exemple de nombreuses notices techniques que vous pouvez lire. Vous pouvez lire des procédures. Vous pouvez toujours continuer à vous former. Il y a des formations que les gens peuvent suivre. Vous pouvez très bien passer le temps. Vous pouvez très bien vous occuper avec la technique."
Les 24 collaboratrices et collaborateurs du service BMS sont répartis sur deux sites, à Belval et à Mersch, et travaillent sur trois pauses.