Bien-être animal au Luxembourg"Personne n'a le droit de maltraiter un animal en toute impunité"

Maurice Fick
Martine Hansen a réaffirmé mardi que le bien-être animal est l'une des priorités du gouvernement. La ministre de l'Agriculture a présenté un nouveau "point de contact" pour signaler plus facilement les cas de maltraitance animale.
© Maurice Fick / RTL

"Plus aucun animal ne devrait souffrir" et "personne ne devrait maltraiter un animal en toute impunité", a martelé, Martine Hansen, mardi à Schifflange. La ministre de l'Agriculture a expliqué face à la presse qu'aucun acte de maltraitance ou de cruauté animale ne resterait impuni au Luxembourg.

Elle a officiellement lancé le nouveau point de contact help@deier.lu pour permettre à chacun de signaler facilement toute infraction contre des animaux au Luxembourg, en envoyant un simple mail à des collaborateurs formés.

Cette nouvelle adresse mail "simple à mémoriser" est déjà activée. Elle vient en complément de la helpline (+352 247 825 39) de l'Administration luxembourgeoise vétérinaire et alimentaire (ALVA), qui reste accessible pour signaler un cas de maltraitance animale. Comme par exemple "un chien qui est constamment attaché, un cheval qui n'a rien à boire ou un animal qui a une cage trop petite", explique Martine Hansen.

Le nombre de plaintes concernant des infractions à la loi sur la protection des animaux a augmenté au cours des dernières années. "En 2023 , nous avons reçu 143 plaintes dont à peu près 80 pour des chiens et des chats", révèle la ministre. Le reste concerne des bovins, des chevaux, des moutons, etc. Contre un peu moins de cent plaintes les deux années précédentes.

Les inspecteurs-vétérinaires interviennent rapidement

Tout signalement n'est pas nécessairement un cas de maltraitance. Pas la peine par exemple d'envoyer un mail parce que le chien du voisin aboie trop, un propriétaire ne ramasse pas les crottes ou quand ça concerne un animal sauvage. "On ne prend pas de plainte anonyme", prévient la ministre.

Mais elle assure, en revanche, que si la plainte est recevable, l'émetteur "reçoit un accusé de réception endéans 24 heures. Le lendemain, les inspecteurs-vétérinaires de l'ALVA, vont sur place pour vérifier les faits". La règle est simple: plus la situation est décrite de manière précise et plus vite les autorités pourront agir.

Le constat de maltraitance vis-à-vis de la loi fait sur place, soit l'urgence exige que le parquet retire aussitôt l'animal à son propriétaire, soit "on donne un délai au propriétaire pour se mettre en règle" avant d'avertir la justice. La ministre reconnaît un "oubli dans la récente loi (de 2018) sur le bien-être animal qui n'a pas prévu de sanctions administratives". La correction est prévue, mais le gouvernement Frieden-Bettel "préfère attendre le règlement européen sur le bien-être animal, qui doit intervenir fin 2024, pour réadapter la loi nationale et la mettre en conformité avec le règlement européen", explique encore Martine Hansen.

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