Commission nationale d'éthiquePas de priorité pour des catégories professionnelles spécifiques dans la phase 2 de vaccination

RTL Infos
Les objectifs de la campagne de vaccination anti-Covid sont de réduire la mortalité et la morbidité ainsi que de prévenir l'effondrement des structures de santé.

Voilà ce qu'écrit la Commission nationale d'éthique (CNE) dans son avis du 21 janvier, qui vient d'être rendu public.

Comme le gouvernement l'a annoncé lundi, sur base des recommandations de la Commission nationale d'éthique, ce sont les personnes âgées de plus de 75 ans et les personnes particulièrement vulnérables de toute catégorie d'âge, qui vont être vaccinées en priorité dans la deuxième phase de vaccination. Comme les personnes très âgées et vulnérables risquent particulièrement de souffrir de complications après une infection au coronavirus, les vacciner prioritairement aurait un impact positif sur la situation dans les hôpitaux, particulièrement aux soins intensifs, selon la CNE.

Certaines catégories socio-professionnelles sont davantage en contact avec d'autres personnes de par la nature de leur travail, poursuit la Commission. C'est notamment le cas des enseignants, des militaires, des agents pénitentiaires et des policiers. Des demandes de priorisation émanent de ces catégories. La CNE souligne ici que la priorisation de ces catégories socio-professionnelles ne contribuerait pas aux objectifs de réduction de la mortalité et de la morbidité et de prévention de l'effondrement des structures de santé. Compte tenu de la rareté actuelle des vaccins et vu que le nombre de personnes à vacciner en phase 2, en tenant compte des plus de 75 ans et des personnes très vulnérables, sera supérieur à 100.000, aucune catégorie socio-professionnelle spécifique ne devrait être vaccinée dans la phase 2, selon la Commission.

La CNE ajoute qu'il est trop tôt pour réfléchir en détail à une stratégie pour la troisième phase, mais elle considère qu'à l'exception des professionnels et personnels de santé et des soins, aucune catégorie socio-professionnelle spécifique ne devrait disposer d'une priorité de vaccination.

Par ailleurs, la Commission nationale d'éthique recommande que les quelques 800 personnes présentant un handicap physique ou mental, qui éprouvent souvent des difficultés à porter un masque et à respecter les gestes barrières, soient intégrées dans la première phase de vaccination.

Back to Top
CIM LOGO