Viol ou relation sexuelle consentie?Pas de doute pour le Parquet: trois ans de prison requis

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Un homme est poursuivi pour le viol présumé d'une jeune femme en avril 2017 au Park&Ride Bouillon. Le verdict est attendu le 6 juin.
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Mardi au Tribunal de Luxembourg, le représentant du Parquet a requis trois ans d'emprisonnement avec sursis partiel dans une affaire de viol présumé.

Alors que la jeune femme affirme avoir été violée, l'accusé déclare qu'il s'agissait d'une relation sexuelle consentie. Et bien que l'on soit face à deux versions contradictoires, pour le Parquet, il faut retenir le viol.

Pas de doute raisonnable, selon le Parquet

Il y avait eu viol malgré le refus manifeste de la femme, qui n'avait pas pu se défendre. Cette nuit d'avril 2017, l'homme avait voulu prendre quelque-chose dans sa voiture et il avait dit à la jeune femme de s'asseoir. Cette dernière s'était assise et le prévenu avait considéré cela comme une invitation, il s'était dit que tous les éléments du consentement étaient réunis, de sorte qu'il pouvait faire ce qu'il voulait. Il aurait dû remarquer qu'à aucun moment, la jeune femme n'avait été d'accord pour une relation sexuelle, selon le représentant du Parquet. Elle ne voulait pas, mais l'homme avait considéré implicitement comme un consentement le fait qu'elle l'ait accompagné à sa voiture et s'y soit assise. Des petites blessures avaient été constatées dans la zone intime de la victime, cela ne laissait pas de place au doute raisonnable dans l'appréciation de ce "grave délit" (citation).

La jeune femme n'avait jamais dit non, selon la Défense

L'avocat de l'accusé a en revanche expliqué que ce dernier était formel, qu'il n'avait à aucun moment eu recours à la violence et qu'il n'avait forcé la femme à rien qu'elle n'eût voulu. Selon Maître Says, il n'y avait aucun signe de violence sur la jeune femme, qui n'avait jamais dit non. Pour l'homme, il y avait eu relation sexuelle consentie et il n'y avait que la déclaration de la femme disant qu'elle n'avait pas voulu cela. Elle ne s'était pas défendue non plus et aucun témoin n'avait entendu la moindre chose, de sorte que c'était la version de son client qui était la bonne. La femme n'avait été forcée à rien, elle n'avait rien dit et ne présentait pas de blessures spécifiques. Une condamnation nécessitant l'absence de doute, la seule conséquence correcte était l'acquittement de son client, selon l'avocat.

Jugement le 6 juin

Après que l'avocate de la jeune femme ait demandé près de 62.000 euros de dommages et intérêts, le prévenu a encore déclaré qu'il savait qu'il n'avait rien fait.

Le Tribunal rendra son verdict le 6 juin.

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