
Deux mois après son incarcération, un détenu placé au centre pénitentiaire de Givenich a été retrouvé mort le 3 juillet au matin.
Dans une réponse à une question parlementaire du député Léon Gloden (CSV), la ministre de la Justice précise que le détenu "n’avait montré aucun signe de malaise la veille de son décès".
Selon Sam Tanson, l'homme a été retrouvé "allongé dans son lit" par un agent pénitentiaire. Malgré l'appel aux secours, l'infirmière de garde a constaté son décès. Un médecin présent sur place a ensuite "conclu à une mort naturelle" ajoute-t-elle.
Le défunt n'a d'ailleurs pas activé le bouton d'alarme présent dans sa cellule. Ce système d'urgence a ensuite été testé par deux agents mais aucun signal n'a été déclenché.
Placé au centre pénitentiaire de Givenich depuis le 3 mai, le détenu y séjournait dans "des conditions de détention tout à fait normales" et avait reçu un certificat médical d'aptitude à la détention. De ce fait, "aucune précaution particulière à prendre" n'avait été relevée par le médecin.
Malgré tout, le détenu a été hospitalisé en urgence à trois reprises les 18, 25 puis 29 juin. Ces alertes médicales n'avaient duré que quelques heures à chaque fois. "Il a également eu d’autres consultations médicales, tant auprès du médecin du CPG qu’auprès des médecins-spécialistes externes" détaille la ministre de la Justice.
Dans sa réponse, Sam Tanson rappelle que les détenus ont "accès à l'ensemble des soins médicaux" possibles, comme les autres patients du Luxembourg. Et peuvent consulter un généraliste une fois par semaine. Les urgences sont également signalées aux secours.