Horesca"Nous voulons une baisse de la TVA de 17 à 3% sur l'alcool"

RTL Infos
Alain Rix, président de l'Horesca, hôtels, restaurants et cafés luxembourgeois, a expliqué que la situation financière du secteur était toujours compliquée lors d'une interview accordée à RTL ce vendredi matin.
© Unsplash

En analysant la probable nouvelle coalition CSV-DP, Alain Rix a déclaré qu'il s'agit de "deux partis qui savent ce qu'ils font", mais il a regretté que "les caisses des restaurants, bistrots et hôtels se vident de plus en plus".

Il déplore notamment la situation financière compliquée des clients, qui, en raison des taux d'intérêts élevés, sortent moins et économisent davantage: "ils se rendent donc moins souvent au restaurant, voire même plus du tout pour certains, ils se contentent d'un verre de vin au lieu d'une bouteille. Cela se ressent fortement dans le chiffre d'affaires du secteur qui ne fait plus que 4 à 5% de marge, cela n'est pas vivable pour les professionnels", relate Alain Rix qui ne parle pas de crise mais de situation très compliquée.

© Didier Weber / RTL

Le personnel constitue également une urgence, avec une pénurie persistante depuis la pandémie: "lorsque l'on ne trouve pas assez de personnel, il faut fermer 1 à 2 jours, voire 3 jours par semaine par manque de main d’œuvre, cela n'est pas normal", juge Alain Rix.

Même si le patron du secteur de l'horeca n'a pas été invité à Senningen dans le cadre des négociations en vue de la formation du nouveau gouvernement, Alain Rix a quelques revendications à faire passer aux futurs gouvernants. Tout d'abord la baisse de la TVA sur l'alcool, dans le meilleur des cas de 17 à 3% et si cela n'est pas faisable, alors de 17 à 8%. Le secteur demande également l'exonération fiscale des avantages en nature, lorsqu'un patron met à disposition un logement à ses salariés, par exemple. Une simplification administrative, demandée depuis dix ans, serait également la bienvenue.

En ce qui concerne le temps de travail, l'Horesca salue le plan du DP pour une flexibilisation: "il faut laisser travailler les gens qui veulent travailler, c'est une chose qui doit être réglée entre le patron et le salarié. Nous ne sommes pas non plus contre l'index mais le système doit être adapté", souligne Alain Rix.

Le président de la fédération des hôteliers et restaurateurs a également critiqué l'ITM, l'Inspection du Travail et des Mines, qui, selon lui, "débarque souvent à des moments incongrus, par exemple juste avant midi. Ils ne se comportent d'ailleurs pas toujours d'une manière professionnelle, ils devraient travailler d'une manière plus proactive avec les établissements".

Il avoue que les revendications sont nombreuses mais qu'au moins la moitié est facilement réalisable: "nous sommes sur la même ligne que d'autres secteurs sur pas mal de points différents, sauf sur la TVA. Une chose est sûre, nous ne pourrons pas accepter la réduction de temps de travail pour le même salaire", conclut Alain Rix.

Back to Top
CIM LOGO