Restaurants et cafés"Nous pourrions être une partie de la solution, si nous pouvions rouvrir"

RTL Infos
Alain Rix, le président de l'Horesca qui défend les hôteliers, restaurateurs et cafetiers s'est exprimé mercredi soir sur le plateau de RTL Télé, après une réunion au ministère de la Santé.

"Nous avons longuement discuté, fait de nombreuses propositions et nous avons aussi dit que nous pourrions être une partie de la solution, si nous pouvions rouvrir," a expliqué mercredi Alain Rix, le président de l'Horesca, après une entrevue au ministère de la Santé.

Interviewé dans le journal de RTL Télé, le président de la Fédération Nationale des Hôteliers, Restaurateurs et Cafetiers du Grand-Duché de Luxembourg, a déclaré qu'à son avis, il faudra encore un moment avant que le secteur puisse rouvrir ses portes.

Lors de la réunion au ministère de la Santé, de nombreuses propositions ont été présentées, sans toutefois trouver de solutions concrètes. En ce qui concerne les aides financières, Alain Rix a dit que si elles étaient, certes appréciées, le secteur était loin de pouvoir en vivre. Il a qualifié de catastrophe les modifications dans l'octroi du chômage partiel qui vont intervenir à partir du mois de mai, même s'il admet que l'Etat ne peut pas éternellement tout supporter.

"Une partie de la solution"

"Mon sentiment est plutôt que nous devrons attendre encore un peu, avant de pouvoir rouvrir," a expliqué le président de l'Horesca sur RTL. Lors de l'entrevue au ministère de la Santé, aucune solution n'a encore été trouvée. Selon Alain Rix, le secteur pourrait cependant être une partie de la solution: "En effet, quand nous voyons des jeunes qui se rassemblent au Kinnekswiss, où il n'y a aucun contrôle, et les salariés au bureau qui s'assoient dans les escaliers à l'extérieur pour déjeuner ... Je pense que nous pourrions être une partie de la solution si nous pouvions rouvrir. Evidemment nous sommes d'accord que des restrictions devront intervenir."

Besoin de prévisibilité

Mais ce dont le secteur a le plus besoin, c'est de prévisibilité"Nous ne savons pas où nous allons, quand nous commencerons. Nous avons besoin de 14 jours pour pouvoir débuter. Nous ne sommes pas d'accord non plus pour commencer maintenant et qu'on nous dise après une semaine, qu'il faut à nouveau fermer."

Si les aides à l'Horeca sont saluées, le secteur ne peut définitivement pas en vivre, selon Alain Rix: "Elles nous aident à nous en sortir. Comme elles sont à présent, c'est bien. Mais à l'avenir, il faudra voir comment nous progresserons. Nous ne gagnons rien, nous ne faisons aucun bénéfice, nous ne pouvons rien mettre de côté ni investir dans l'entreprise. Nous avons un retard de cinq ans. Cet argent n'est pas là!"

Craintes pour le chômage partiel

Des changements vont intervenir dans l'octroi du chômage partiel dès mai, ce serait une catastrophe pour le secteur: "Si nous n'obtenons plus que 50% du chômage partiel en juin, les hôtels devront payer la moitié de leur personnel, mais ils ne le pourront pas parce qu'ils n'ont aucune rentrée. Il faudra des années avant que l'hôtellerie fonctionne correctement. Et si on nous supprime encore quelque-chose ... On nous a toujours dit: maintenez les emplois."

Scepticisme quant à une réouverture prochaine

Pour Alain Rix, le chômage partiel devrait être accordé sous sa forme actuelle jusqu'à la fin de l'année. En ce qui concerne une éventuelle réouverture du secteur, le président de l'Horesca est également conscient qu'il n'y aura rien ici tant qu'il n'y aura pas de réouverture dans les pays voisins: "Je peux comprendre cela, car sinon nous serions complètement enfermés, car nous avons besoin de nos amis étrangers. Il n'est pas acceptable non plus que des pays fassent pression les uns sur les autres (...) Là, l'Union européenne a montré qu'elle n'était pas une véritable union."

Une nouvelle réunion est prévue au ministère de la Santé la semaine prochaine. Si les restrictions doivent être maintenues, il faudra en tout cas que les aides continuent, dans leur état actuel et jusqu'à la fin de l'année, sinon les entreprises ne s'en sortiront pas, selon Alain Rix.

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