
Le DP se dit très satisfait qu’une grande réforme du système fiscal voie enfin le jour. Lors de la précédente législature, durant laquelle le ministère des Finances était dirigé par le DP, la crise du Covid était venue perturber ce projet. Mais même si c’est désormais un ministre CSV qui s’est saisi du dossier, l’essentiel est que l’individualisation de l’impôt soit finalement mise en œuvre. Selon le député DP Patrick Goldschmidt, c’est le système fiscal qui doit s’adapter à la société, et non l’inverse.
"L’État doit se tenir à l’écart des choix de vie des citoyens" et ne pas les évaluer à travers la fiscalité. Patrick Goldschmidt estime que la seule raison de se marier doit être l’amour.
La députée et ancienne ministre de la Famille Corinne Cahen souligne également que le DP ne veut pas dicter aux citoyens la manière dont ils doivent vivre. Selon elle, la façon dont les personnes choisissent de vivre ensemble ne regarde pas l’État.
Dans le même temps, le parti souhaite encourager tout le monde à aller travailler et à subvenir à ses propres besoins. L’objectif est d’éviter des situations où une personne n’a pas ou peu cotisé pendant des années et se retrouve en grande difficulté en cas de divorce, explique Patrick Goldschmidt. À tout le moins, le partenaire devrait pouvoir contribuer à la prévoyance de l’autre. À l’avenir, il devrait ainsi être possible de cotiser à une pension complémentaire au nom de son partenaire et de le déduire fiscalement.
Selon Patrick Goldschmit, il sera avantageux pour la grande majorité des contribuables de passer à la nouvelle classe d’imposition.
Cette réforme fiscale représente certes un coût substantiel, mais il ne s’agit pas de dépenses au sens strict, a encore souligné le député DP. En effet, les citoyens disposeront ainsi de davantage d’argent dans leur portefeuille, ce qui stimulera l’économie et, indirectement, les finances publiques.
Un autre sujet abordé lundi par le DP concernait la réforme prévue des chèques-services. Selon la députée Barbara Agostino, cette réforme devrait alléger la charge financière des parents à hauteur de 79 millions d’euros au total. Les ménages aux revenus plus modestes bénéficieront d’un plus grand nombre d’heures de garde d’enfants financées par l’État. Et à l’avenir, les crèches ne pourront plus facturer de forfaits fixes. Selon Barbara Agostino, l’équation restera néanmoins viable pour les structures d’accueil.
Certaines crèches disposaient de contrats prévoyant un nombre d’heures fixe, alors que les enfants n’étaient en réalité pas présents aussi longtemps.
"Étant donné qu’il s’agit de fonds publics, il a été décidé que les parents devront communiquer leurs besoins à la crèche un mois à l’avance." Les prestataires pourront ainsi s’organiser en fonction de la demande réelle et n’engager que le personnel nécessaire en fonction des besoins déclarés par les parents. "La masse salariale diminuera, ce qui permettra d’établir un équilibre entre les besoins réels sur le terrain et les coûts salariaux."
La députée Mandy Minella a une nouvelle fois mis en avant l’augmentation des allocations familiales prévue pour le 1er janvier 2027. Elle a également souligné qu’il était important pour le DP que chaque enfant bénéficie du même soutien, indépendamment des revenus de ses parents.
"Les allocations familiales ne sont pas une aide sociale, mais une reconnaissance de la responsabilité que les parents doivent assumer chaque jour."
Selon la députée, les allocations familiales constituent également un soutien permettant à chaque enfant de pratiquer un sport, de faire de la musique ou de participer à des activités culturelles. "Cela fait aussi partie d’une enfance épanouie", estime-t-elle.
Enfin, le projet de loi relatif au complément de vie chère doit lui aussi contribuer à une plus grande égalité des chances. Cette mesure vise à soutenir de manière ciblée les ménages à faibles revenus. Au final, plus de 100.000 personnes pourraient en bénéficier.