Moins de bulletins nulsBientôt le vote électronique comme alternative au vote par correspondance ?

Claudia Kollwelter
adapté pour RTL Infos
Le Centre des technologies de l’information de l’État (CTIE) a présenté lundi sa note sur l'introduction du vote électronique dans le cadre de la procédure électorale, devant la commission des Institutions de la Chambre des députés.
Le vote électronique pourrait constituer une alternative au vote par correspondance.
© I'm friday/Shutterstock

Comment le vote électronique pourrait-il être organisé et surtout mis en œuvre lors des élections ? C’est à cette question qu’a été consacrée la réunion de la commission des Institutions de la Chambre lundi, au cours de laquelle le Centre des technologies de l’information de l’État (CTIE) a présenté sa note sur le vote électronique.

Le vote électronique pourrait constituer une alternative au vote par correspondance. Selon Nico Majerus du CTIE, il permettrait de réduire le nombre de bulletins erronés ou nuls et de simplifier le processus électoral. Le modèle proposé est le suivant :

"Chaque électeur choisirait à l’avance s’il souhaite voter par Internet, par correspondance ou se rendre dans l’isoloir, et cela, il ne pourrait plus le changer en cours de route."

Selon le CTIE, il serait essentiel de mettre en place un système centralisé :

"Afin de ne pas rendre le système trop complexe. Le système doit être transparent et contrôlable. Toute une série de procédures de sécurité devra être mise en place. Et si l’on conserve un système centralisé, c’est beaucoup plus simple que de devoir ensuite mettre en œuvre des dispositifs distincts dans une centaine de communes lors des élections communales."

Avant une introduction, il faudrait procéder à des tests approfondis et à des audits de sécurité indépendants, a-t-il été souligné lundi matin et salué notamment par Taina Bofferding, élue LSAP.

"Cela devra être fait suffisamment tôt afin de détecter immédiatement d’éventuelles failles ou problèmes dans le système. Il faudra aussi vérifier si les citoyens sont capables de s’y adapter et peut-être aussi de régler toutes les démarches nécessaires à l’avance. Dans cette optique, il est tout à fait pertinent de mettre en place une gouvernance permanente pour accompagner le dispositif."

Alex Donnersbach, député CSV, de son côté, soulève encore plusieurs questions :

"En cas de doute, comment peut-on recompter les voix ? Est-ce seulement possible ? Ou encore, comment vérifier les résultats si, par exemple, une attaque informatique a eu lieu et que l’on ne sait pas avec certitude s’il y a eu manipulation ou non ? Comment peut-on alors procéder à un recomptage des votes ?"

Le député ADR Fred Keup se montre également sceptique :

"Vu à quoi cela ressemble actuellement, je ne peux pas imaginer que nous soutiendrions l’introduction [d’un tel système]. Je pense également qu’une grande partie de la population sera probablement très sceptique en raison des risques existants et des questions de confiance que cela soulève."

Par ailleurs, une discussion politique sur le vote électronique se tiendra le 30 novembre au sein de la commission parlementaire compétente. Le Premier ministre Luc Frieden participera également à cette réunion à la Chambre des députés.

Back to Top
CIM LOGO