
"Si je devais faire les tâches que nous imposons à nos enfants: de 7h00 du matin à 7h00 du soir, et quand ils sont à la maison, les parents aimeraient encore obtenir quelque-chose de leurs enfants... Je pense que nous en demandons trop à nos enfants", répond le président du SNE, Partrick Remakel, lorsque qu'on lui demande pourquoi pense-t-il que de plus en plus d'enfants présentent des problèmes comportementaux.
Le résultat de cela est que le premier point du "Cahier des Charges" pour la rentrée est celui de l'encadrement des enfants à besoins spécifiques, présentant des anomalies de comportement ou ayant des besoins particuliers de santé. Après tout, l’enseignant n’est pas médecin. Le SNE demande un plan de recrutement de personnel spécialisé, qui doit ensuite être directement affecté dans les écoles. Autre revendication du Syndicat national des enseignants: la création d'un groupe de travail rassemblant des spécialistes de différents domaines dans toutes les écoles.
Le fonctionnement des centres de compétence devrait être fondamentalement modifié. "Il ne suffit pas de créer neuf antennes régionales supplémentaires de centres de compétences et de les laisser simplement continuer à fonctionner", selon le président du SNE. Les élèves qui ne peuvent pas être scolarisés dans leur classe doivent être temporairement accueillis et pris en charge par des centres ou institutions spécialisés.

Le bien-être et la santé mentale des enseignants laissent à désirer, selon Patrick Remakel. Cela est parfois étroitement lié à la question de la prise en charge des élèves ayant des problèmes de comportement ou des élèves à besoins spécifiques. Mais la charge de travail a aussi continué à augmenter au cours des dernières années, notamment en raison de la multiplication des tâches administratives. Le syndicat demande donc des soutiens psychologiques supplémentaires et des structures spéciales pour les enseignants qui en ont besoin. Tous ces facteurs conduisent à rendre le métier d'enseignant de moins en moins attractif, constate le SNE.
L’alphabétisation en français à partir de 2026 pourrait être une solution. Nous ne sommes pas fermés à cela, a souligné Patrick Remakel. Cependant, le syndicat souhaiterait une offre scolaire plus flexible au sein du système scolaire traditionnel. Il s'interroge en effet sur la mise en oeuvre de l'alphabétisation en français dans la pratique. Par exemple, que se passera-t-il si dans une classe de 16 élèves, si 15 veulent être alphabétisés en français et un en allemand? Aurons-nous besoin de plus d'enseignants que nous n'avons pas ou des bus seront-ils mis en service pour avoir des classes remplies, se demande le président du SNE. La solution du syndicat réside dans le dialogue avec les communes et l'introduction progressive de l'alphabétisation en français. Cela dans les communes qui sont prêtes. Il ne faut rien précipiter.
La décision du ministère de l'Education d'interdire les téléphones portables dans les écoles primaires à partir de Pâques est saluée par le SNE.