
Jean-Paul Scheuren ne croit pas trop au fait que les prix augmentent à nouveau vraiment ou que les loyers baissent réellement.
Il subsiste trop d’”incertitudes” sur le marché, singulièrement pour l’achat ou la vente sur plans (VEFA), c’est-à-dire des projets pas encore construits, selon Jean-Paul Scheuren. Il ajoute: “De notre côté, nous devons bien sûr regarder comment nous faisons le financement (...) pour que nous puissions construire.” Une fois les pelleteuses au travail, les acheteurs sont rassurés.
C’est pourquoi Jean-Paul Scheuren a remercié le gouvernement et la Chambre des députés pour avoir prolongé mercredi les avantages fiscaux pour les investisseurs jusqu’à fin juin 2025 avec effet rétroactif au 1er janvier. Il a souligné que ce n’étaient pas des aides pour les promoteurs, mais pour les investisseurs, y compris l’acheteur particulier ou le primo-acheteur.
“Nous devons laisser derrière nous la crise que nous avons traversée et construire à nouveau normalement”, a poursuivi Jean-Paul Scheuren. Selon lui, il faut continuer à soutenir les investisseurs, mais examiner effectivement quelles mesures favorisent réellement la construction de nouveaux logements. Et il faut enfin construire des appartements plus petits, car 60 % des gens vivent seuls. Le manque de tels logements explique leurs prix élevés.

Les particuliers isolés ne profitent guère de la subvention d’intérêts, par exemple, car ils gagnent trop, mais pas assez pour se permettre un appartement, pour lequel il existe une forte demande, même de la part d’acheteurs qui souhaiteraient louer.
Jean-Paul Scheuren voit également un gros potentiel dans les autres mesures du gouvernement visant à construire plus et plus rapidement, entendez: les simplifications administratives. Pour lui, il ne s’agit pas non plus d’une aide pour les promoteurs mais pour qu’on construise enfin plus. Le porte-parole de la section développeurs a encore mis en garde contre des “conséquences économiques”, “dont on ne veut pas forcément”, si le secteur était “acculé” “par jalousie”. En d’autres mots si on laisse s’effondrer le marché.
Jean-Paul Scheuren s’est également étonné des propos tenus à la Chambre selon lesquels il faudrait vérifier comment les aides financières publiques se reflètent dans les prix. Il a souligné que les promoteurs ne reçoivent pas d’aide directe, et que dans les actes notariés, on voit clairement combien coûtent le terrain ou la construction.