
"Une certaine partie de la population n'a plus aucune chance sur le marché immobilier résidentiel normal." Auparavant des particuliers aux revenus plus modérés trouvaient encore un appartement, mais aujourd'hui ce n'est plus possible. "Actuellement même des gens issus des classes moyennes ne peuvent plus rien se permettre sur le premier marché", a souligné mardi sur RTL Gilles Hempel. Le directeur de la Fondation pour l’accès au logement a insisté sur la nécessité de "créer plus de logements abordables", car "le marché privé n'est plus accessible au dernier décile."
La Fondation a "une liste d'attente sur laquelle figurent entre 1.200 et 1.300 ménages". Pour le propriétaire d'un bien immobilier, il est intéressant de louer ce dernier par l'intermédiaire de l'Agence immobilière sociale (AIS), car "le loyer est garanti. L'AIS s'occupe de tout et 75% du loyer est exonéré d'impôt." Le nouveau gouvernement souhaite aller jusqu'à 90%. Il n'y a vraiment "plus aucune raison pour laisser un bien immobilier vide."
Gilles Hempel est optimiste quant au fait que le nouveau gouvernement va s'attaquer aux problèmes, étant donné le contenu de l'accord de coalition. Tout le monde admet aujourd'hui que nous ne pouvons plus continuer ainsi. "Le Luxembourg a un énorme retard à rattraper en matière de logements sociaux." "D'autres pays sont à 10-20%." "À Vienne, près d'une personne sur deux bénéficie d’un logement subventionné". Le Grand-Duché doit "viser 20% de logements sociaux".
Depuis cinq ans, la Fondation, en sa qualité de promoteur social, travaille à un projet de construction de logements sociaux au lieu-dit op der Schanz à Altrier. Dans ce petit village situé entre Junglinster et Echternach, il y a eu une énorme résistance de la part d'un tiers de la population. Après un jugement du tribunal administratif, les travaux vont commencer, mais pour quatre logements seulement, alors qu'initialement 12 étaient prévus.
Le chantier va commencer en février et les logements devraient être achevés dans deux ans, espère Gilles Hempel.
Le directeur de la Fondation n'a jamais connu une résistance équivalente à celle qu'il y a eu pour "op der Schanz". Entretemps, la Fondation a réalisé ailleurs six à sept projets comprenant plus d'une cinquantaine de logements. A d'autres endroits du pays, "50 nouveaux logements" sont aussi "en projet". En fait, ils sont toujours "les bienvenus", car il y a un besoin de logements sociaux.