Ils avaient été contraints par le gouvernement de fermer leurs portes le jeudi 26 novembre 2020 pour vingt jours... en théorie. Ils n'y croyaient d'ailleurs pas vraiment à l'annonce de Xavier Bettel. Mais de loi en loi Covid19 renouvelée, voilà 77 jours que restaurateurs et cafetiers n'ont plus de clients, plus de boulot et plus vraiment de solutions pour trouver la porte de sortie. Celle de la crise crise sanitaire du coronavirus qui continuent de préoccuper les autorités.
Avec les dernières mesures Covid, ils sont une fois de plus, restés sur leur faim. Le 21 février leur permettra-t-il de voir le bout du tunnel ? Rien n'est moins sûr. Dans l'attente de pouvoir enfin retourner aux fourneaux et servir leurs clients, plus de 600 patrons et salariés du secteur de l'Horeca ont manifesté Place d'Armes ce jeudi.
Xavier Goetschy, 35 ans et patron associé de la Brasserie Beaulieu (Bonnevoie) lance au gouvernement Bettel le message revenu comme un leitmotiv tout au long du rassemblement bruyant: "Ne nous abandonnez pas!". Il réclame "des aides solides, faciles à demander et que l'on reçoit rapidement".
Les patrons des restaurants et des bars présents dans la capitale ce jeudi malgré le froid sont venus crier leur profond désarroi. Pour l'ensemble de la profession, la situation est devenue extrêmement compliquée et ils arrivent à survivre grâce à leurs économies ou à leurs familles et amis.
Tous les acteurs de l'Horeca ont l'impression d'être les boucs émissaires de cette crise sanitaire en plus d'être laissés pour compte.
En début de manifestation, Me Frank Rollinger qui défend l'association Don't forget us, a remis une proposition de loi à Fernand Etgen, président de la Chambre des députés, afin de modifier la loi du 19 décembre 2020 portant sur les aides attribuables au secteur. Constituée fin octobre 2020, l'association Don’t forget us réunit tous les acteurs de la restauration, de l’hôtellerie, des cafés, des bars, des discothèques, etc., impactés par la crise sanitaire.
Il explique que "cette loi est bonne, parce qu'elle permet de couvrir les frais fixes, mais les aides ne peuvent être attribuées qu'à partir de novembre 2020. Nous demandons à ce qu'elles puissent être attribuées rétroactivement à partir du 1er mars 2020". L'Union européenne a d'ailleurs donné son feu vert à cette modification, ainsi qu'à une réduction de la perte du chiffre d'affaires de 40 à 30% afin d'y être éligible.