Plan national santéMiser sur la prévention et maintenir l'attractivité pour attirer du personnel de santé

RTL Infos
En février 2020, la "Gesondheetsdësch" était lancée pour développer une vision commune du système de santé luxembourgeois avec les acteurs du terrain. Le Plan qui la concrétise a été présenté mercredi. Il faut développer la prévention et améliorer la qualité et l'attractivité.
© AFP

A quelques mois des élections législatives, le Plan national santé (PNS), annoncé pour cette législature, a été adopté par le conseil de gouvernement. L'accent est mis sur la prévention, ainsi que sur un certain nombre d'améliorations pour le patient, mais aussi pour les professionnels du secteur.

"Nous devons maintenir l'attractivité, car nous ne parviendrons jamais à maintenir le système, seulement avec nos effectifs", selon la ministre de la Santé, Paulette Lenert. Avec la démographie que nous avons actuellement, nous serons encore dépendants à l'avenir des professionnels qui viendront travailler dans le secteur de la santé depuis l'étranger. En ce sens, il faut développer la formation, mais aussi la valorisation. Nous voulons également former le personnel nécessaire au Luxembourg avec une offre de master complet en médecine. Il faut aussi promouvoir la recherche pour donner une perspective aux jeunes et rendre le Luxembourg plus attractif.

Les trois dimensions du Plan national santé

En premier lieu, il convient d'améliorer l'état actuel de la santé publique. Cela passerait avant tout par la prévention. Dans ce cadre, plusieurs facteurs ont été détectés, qui peuvent mener à des problèmes de santé, voire à des décès.

Par exemple, 17% de l'ensemble des décès peuvent être rapportés à la consommation de tabac. Nous pouvons agir contre cela, affirme Paulette Lenert. 7% des décès peuvent être attribués à l'alcool. 39% de la population ne pratique pas de sport, là, le Luxembourg se situe au-delà de la moyenne internationale qui est de 30%.

Nous pourrions commencer par ces facteurs afin de prévenir des maladies. Ce serait important à la fois pour le patient, mais aussi pour la collectivité, car une personne en bonne santé coûte moins cher à la Caisse nationale de Santé. En ce sens, la prévention serait ce que nous pourrions faire de plus durable en tant que gouvernement. Le Service prévention a été mis en place et il doit se saisir de ces questions.

La prévention coûte de l'argent, mais c'est de l'argent bien investi, a affirmé le ministre de la Sécurité sociale, Claude Haagen. Il faut convaincre les partenaires sociaux. Le budget du Plan national santé doit encore être élaboré, selon Claude Haagen.

La deuxième dimension du PNS prévoit l'amélioration du parcours de soins. Il faut renforcer le système du médecin de référence sur une base volontaire. Une confiance de base est aussi un bon fondement pour le travail de prévention, rappelle Paulette Lenert.

Deux projets de loi, celui sur le virage ambulatoire, mais aussi celui qui prévoit que les médecins puissent se constituer en sociétés, pourraient encore être votés lors de cette législature, espère la ministre. Ce cadre légal serait important pour faciliter au patient le parcours au sein du système de santé.

Le troisième axe du Plan national santé prévoit le renforcement général du fonctionnement du système. Notamment aussi pour conserver les professionnels dans le métier. C'est dans ce cadre qu'un Observatoire de Santé a été mis en place. Par ailleurs, il faut développer la numérisation, pour simplifier la vie du patient, mais aussi du personnel de santé. C'est un pourquoi un guichet unique santé sera mis en place.

La santé mentale aura son propre Plan santé

La santé mentale ne pouvait pas être oubliée dans le cadre du Plan national santé, affirme la ministre Paulette Lenert. Mais nous avons besoin d'une vue globale des maladies psychiques dans la société. Par conséquent un Plan santé séparé, explicitement consacré à la santé mentale, sera   présenté avant l'été.

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