OpenLuxLuxembourg for Finance et la CSSF réagissent à leur tour

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Paradis fiscal, oasis fiscale ou coffre-fort de l'Europe: c'est en ces termes qu'est décrit le Luxembourg par les médias internationaux dans le cadre de l'enquête OpenLux.

Ces expressions ne suscitent guère l'empathie chez la plupart des personnalités politiques, mais qu'en disent les autorités compétentes de la place financière?

Nous avons interrogé Nicolas Mackel, CEO de "Luxembourg for Finance" et Claude Marx, directeur de la Commission de surveillance du secteur financier, la CSSF.
Plusieurs médias internationaux ressassent encore et encore les mêmes préjugés. Ce qui les renouvellent et les consolident, c'est quelque-chose contre quoi nous luttons depuis des années chez "Luxembourg for Finance", explique Nicolas Mackel.

"Ce qui en est ressorti comme image, c'est à nouveau l'image d'un mélange de malentendus sur le rôle du Luxembourg comme grande place financière internationale. Nous sommes la première dans l'Union européenne, selon plusieurs classements. Le malentendu ou la "réticence à comprendre", pourquoi le Luxembourg est une place financière si prospère, pourquoi le Luxembourg attire les riches, pourquoi le Luxembourg attire les sociétés, quel est le rôle d'une place financière en matière d'investissements, ignorent aussi les frontières."

Ce n'était pas la première et ce ne sera pas la dernière attaque contre le Luxembourg, explique le directeur général de la CSSF, Claude Marx. En tout cas, le reproche exprimé par certains médias selon lequel, en tant que petit pays, nous avons seulement un système de surveillance réduit, n'est pas acceptable, selon le directeur de la Commission de surveillance.

"Je ne peux pas du tout confirmer cela. Je vais juste vous donner un exemple. Nous sommes ici 1.000 à la Commission de surveillance. Si nous avions une surveillance proportionnelle au pays, nous aurions 30 à 50 personnes. Nous avons 1.000 personnes. Nous sommes conçus pour la taille de la place financière telle qu'elle est à surveiller. Je pense que si la thèse est de dire: c'est louche d'avoir une grande place financière dans un petit pays, c'est un autre débat. Un débat qui ne m'intéresse pas."

Claude Marx n'arrive pas à comprendre non plus pourquoi certains millionnaires ou certaines célébrités sont cités dans les articles.

"Je lis dans le journal: le propriétaire de ce constructeur automobile a une société au Luxembourg. Ensuite la phrase s'arrête. Et là évidemment, je m'interroge sur ce qu'il y a de répréhensible là-dedans. Je pense que ce qui compte ici, c'est de savoir si des machinations ou des activités criminelles sont commises ou non. Et s'il y en a qui sont commises, et je pense que cela arrive partout, il ne s'agit pas alors de dire "nous avons découvert qu'un criminel a une société ou un compte au Luxembourg". Il s'agit d'assurer que nous allons faire cesser cela et que nous ne sommes pas une place où s'ébattent des gens, qui ne doivent pas s'ébattre. Mais je peux dire que ce n'est pas le cas ici."

Ce qui compte finalement ce n'est pas la manière dont on veut représenter quelque-chose, mais la réalité sur le terrain. La CSSF est capable de surveiller notre secteur financier malgré sa taille et la justice s'est donné les moyens pour faire son travail. Tout l'écosystème, entre la transparence, chacun qui joue son rôle, le registre du commerce, le Registre des bénéficiaires effectifs, la justice et la CSSF, fonctionne bien, ajoute son directeur, Claude Marx.

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