2022, année difficile"Luxair ne sera jamais une compagnie à bas prix"

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2022 fut une année compliquée et stressante pour toute l'équipe Luxair qui fut impactée par des difficultés opérationnelles ainsi que des tensions au sein du personnel.
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Malgré le retour des voyageurs après deux ans de pandémie, avec un rebond plus rapide que prévu de l’activité, le Covid a à nouveau fragilisé la compagnie avec deux fois plus de certificats maladie qu’en 2019. Le nombre de passagers transportés a également augmenté par rapport à l’année qui a précédé l’apparition du Covid, “donc tout n’est pas non plus négatif”, commente le DG de Luxair Gilles Feith.

La concurrence au Findel continue d’augmenter, nous devons donc nous réinventer en permanence, tout en restant une compagnie aérienne de qualité. Il faut que nous conservions notre réseau de destinations, 90 en 2023, un record. Il faut que Luxair donne au Luxembourg ce dont il a besoin: une connectivité de qualité”, poursuite le DG de la compagnie aérienne luxembourgeoise.

Des plans pour le futur qui sont également soutenus par les syndicats OGBL et LCGB: Luxair doit aller plus loin et se développer davantage. “Les nouvelles destinations proposées par Luxair sont des revenus supplémentaires, et cela permet de se distinguer par rapport aux compagnies low-cost”, souligne Paul De Araujo du LCGB.

Pour Michelle Cloos de l’OGBL, “il est important aux yeux des syndicats que des investissements soient réalisés afin de conserver cette compétitivité. La concurrence dans l’aviation est féroce, et le low-cost ne s’arrête pas aux sièges moins chers, c’est surtout de mauvaises conditions de travail, des mauvais salaires et des méthodes de dumping social désastreuses”.

2023 sera à nouveau une année compliquée pour le secteur, les clients réfléchissant souvent à deux fois avant de réserver et avec le risque que le prix des tickets augmente à nouveau en raison des coûts de l’énergie et des 2.900 membres du personnel du groupe. Mais le directeur général est convaincu que “Luxair ne deviendra jamais une compagnie à bas prix. Notre modèle social ne nous le permet pas. Il faut que nos nouveaux avions soient compatibles avec nos perspectives d’avenir, les 4 Boeing 737-700 ne sont pas seulement trop vieux, ils ne sont plus assez rentables sur de nombreuses destinations avec leurs 141 sièges”.

De nouvelles machines, plus grandes, devraient faire leur arrivée dans la flotte luxembourgeoise avant l’été. Les négociations avec un constructeur sont sur le point d’aboutir. On ne sait par contre pas si la compagnie luxembourgeoise restera fidèle à Boeing, fera à nouveau appel à Embraer ou si elle opérera un changement historique chez Airbus.

Le but restant in fine de transporter plus de passagers en une fois et plus loin. Les dernières expériences au Cap Vert, à Dubaï ou au Sénégal ont eu des répercussions positives, LuxairTours pourrait également élargir son offre au delà des frontières européennes, même de l’autre côté de l’océan Atlantique.

“Le Luxembourg grandit, la Grande Région grandit également, et Luxair ne transporte pas que des résidents luxembourgeois. Il faut que le Findel reste le hub principal dans la région, avec une compagnie qui représente la plus grande offre. Nous espérons qu’elle grandisse encore, que des emplois soient créés pour que la société repose sur des bases solides, avec des prix intéressants et des conditions de travail optimales, même dans 10 ans”, conclut Michelle Cloos de l’OGBL.

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