
221 nouvelles requêtes ont été déposées auprès du CET l'année dernière, un chiffre qui a pratiquement doublé au cours des six dernières années. Les principaux motifs étaient l'orientation sexuelle des personnes, l'âge, la religion, le genre, un handicap ou l'origine ethnique. Le président du CET, Patrick Hurst, affirme que cela ne signifie pas forcément qu'il y a davantage de discriminations: "On voit déjà une certaine polarisation, que la société est plus irritée, mais c'est aussi lié à une plus grande sensibilité."
La société serait beaucoup plus sensible qu'il y a quelques années et des insultes raciales, par exemple, seraient signalées beaucoup plus rapidement. En 2022, le CET a également analysé les offres d'emploi pour détecter d'éventuelles discriminations, explique sa directrice, Nathalie Morgenthaler:
"En 2022, nous avons découvert 79 publicités discriminatoires, pour lesquelles nous avons sensibilisé les employeurs à mieux faire attention à leurs formulations à l'avenir. Dans 77 cas, l'annonce n'était écrite que pour un genre, par exemple, c'était une secrétaire ou un mécanicien qui était recherché, dans une annonce l'âge et le genre étaient inclus, dans une autre annonce encore l'âge était spécifié, ce qui est également interdit."
La marge de manoeuvre du CET serait relativement limitée, c'est pourquoi il exigerait depuis un moment déjà plus de moyens de pression grâce à une nouvelle loi. Nathalie Morgenthaler souligne avoir quelques revendications claires:
"Il y a de nouveaux motifs de discrimination. Certains qui figurent déjà dans notre Code pénal mais aussi certains qui sont recommandés par d'autres institutions européennes. Par exemple: la nationalité, la couleur de peau, l'identité de genre, l'expression de genre, ou les caractéristiques sexuelles, la situation familiale, l'état de santé, les idées politiques ou philosophiques, les activités syndicales et la situation socio-économique."
Il reste à attendre ce que diront la Commission parlementaire concernée et le Conseil d'Etat du texte législatif.