
La décision par le Conseil échevinal de lutter contre le "sentiment d’insécurité urbaine" dans les rues de Luxembourg-ville (Gare, Ville-Haute) continue de provoquer incompréhension et levée de boucliers.
Après un premier avis franchement négatif de la part du ministre de la Sécurité intérieure - qui qualifie le projet d'illégal et rappelle qu'il s'agit d'une tâche exclusivement réservée à la police - voilà que l'opposition du conseil communal se manifeste.
Les conseillers communaux Cathy Fayot (LSAP), Guy Foetz (déi Lénk) et Christe Brömmel (déi Gréng) avancent que le recours à une société de gardiennage privée dans les rues de la capitale n'a "jamais été considéré". Contrairement à d'autres mesures de prévention et de médiation.
L'opposition s'interroge notamment sur les motivations "réelles" du conseil Échevinal, qui a déclaré vouloir faire de la "prévention" via la présence de trois équipes de sécurité privée (deux agents et un chien par équipe). Mais aussi sur la collaboration promise avec la police luxembourgeoise.
Ces questions seront débattues lors de la réunion du conseil communal de Luxembourg-ville le 7 décembre.