
Lundi, le personnel de l'atelier de la commune de Contern a publié une "prise de position" dans laquelle il apporte son soutien à la bourgmestre Marion Zovilé et au collège échevinal. Selon les employés, ce ne sont pas eux qui propagent une atmosphère de travail toxique. En revanche ils reprochent à l'OGBL d'affirmer des choses fausses dans la presse et de ne pas s'être occupé du bien être du personnel de l'atelier ces six derniers mois, mais d'avoir seulement protégé un seul collaborateur, qui faisait souffrir les 20 autres. Depuis que cette personne a été licenciée, l'atmosphère de travail s'est nettement amélioré, est-il indiqué dans le communiqué, signé par 20 personnes.
Alain Rolling, syndicaliste de l'OGBL, ne comprend pas ces accusations. Selon lui, le moment choisi pour la publication de ce communiqué est étrange, exactement le jour où la bourgmestre était interviewée par RTL, et les affirmations ne sont pas correctes...
"L'OGBL est toujours là pour les gens. Nous avons aussi eu d'autres dossiers dans cette commune et nous avons toujours été là pour les employés. Nous avons traité correctement ces dossiers pour les gens. Et jusqu'à présent, il n'y a encore jamais eu un des ouvriers qui s'est présenté à moi et m'a dit: 'voilà, les personnes concernées sont apparemment les malfaiteurs.'"
Le conflit à Contern se poursuit donc sur la place publique. Mais s'il y a un problème et que personne ne veut en parler avec eux, il faut à un moment donné que le problème soit rendu public, déplore le secrétaire central de l'OGBL.
"Je ne suis pas fan de la place publique. Depuis le début, nous avons essayé de communiquer avec le collège échevinal. Je pense que nous avons à l'époque adressé une lettre au collège, dans laquelle nous disions: 'il y a un problème à l'administration communale de Contern. Et il nous a immédiatement été dit, par un courrier des avocats, que l'OGBL n'avait pas à intervenir."
Les communiqués de l'OGBL étaient peut-être formulés de manière plus sèche, admet Alain Rolling. Mais le ton donne la mesure et le syndicat voulait être entendu alors que personne ne souhaitait écouter. L'OGBL compte désormais sur les tribunaux pour régler l'affaire et ramener le calme dans cette affaire.