
Un an après le début de la pandémie, beaucoup de jeunes vont mal. L'école à la maison, l'interruption des activités de loisirs et l'ambiance générale déprimante dans les médias, ont aussi laissé des traces chez les enfants et les adolescents. Il faut y ajouter les parents et les professionnels souvent submergés eux-mêmes par la situation. C'est dans ce contexte que l'Oeuvre Grande-Duchesse Charlotte lance dès jeudi un appel à projets à hauteur de 2 millions d'euros.
Associations, fondations, établissements publics, mais aussi écoles et maisons de jeunes peuvent s'inscrire, avec leurs idées et projets concrets, jusqu'au 31 mai. S'ils sont retenus par le jury, ils pourront se faire financer par l'Oeuvre. Cette dernière est particulièrement préoccupée par le feedback reçu des psychiatres et psychologues pédiatriques. Nous avons entendu un véritable appel au secours, explique la présidente du Comité jeunes de l'Oeuvre, l'Avocate générale Simone Flammang:
"Que les listes d'attente sont très longues, qu'il y a véritablement un besoin de prise en charge, mais qu'une aide ne peut pas être fournie partout où elle est nécessaire. Le mot qui revient le plus souvent est la peur. Cela signifie que ces jeunes ont peur en ce moment. Ils sont angoissés. Ils ne vont pas bien. Les troubles alimentaires sont en hausse. Des jeunes qui n'avaient pas de problèmes, commencent à développer des problèmes et vu que tous les services sont trop sollicités et surchargés, il y a certainement une grande nécessité de prise en charge".
Les projets peuvent être déposés jusqu'au 31 mai et doivent évidemment avoir un lien avec la pandémie et avoir pour objectif d'aider les enfants ou les adolescents. Sont visés des projets dans le domaine de la santé mentale, mais aussi dans celui de la formation formelle et non formelle. Il peut aussi s'agir de projets qui s'adressent aux tout petits, aux enfants handicapés, aux mineurs non-accompagnés ou victimes de violences domestiques, tout comme aux parents ou au personnel enseignant. L'Oeuvre Grande-Duchesse Charlotte est également en contact avec l'Université du Luxembourg et se dit prête à financer un éventuel suivi de l'étude Covid-Kids.