147 salariés dans une "situation critique"Liberty Steel à Dudelange: le naufrage se poursuit

RTL Infos
La faillite de la société Liberty Steel, déclarée en novembre dernier, "laisse derrière elle un site industriel déjà à l’arrêt depuis près de deux ans, des dettes importantes et des salariés dans une situation critique" dénoncent les syndicats OGBL et LCGB.
© RTL Archivbild

Fin novembre, près de deux ans après l’arrêt de sa production, la société Liberty Steel basée à Dudelange, s’est déclarée en faillite auprès du tribunal de Commerce.

Depuis, le naufrage se poursuite, dénoncent l’OGBL et le LCGB dans un communiqué commun, ce lundi 27 janvier. “Les 147 salariés de Liberty Steel Dudelange subissent toujours les conséquences sociales et financières de la faillite de l’entreprise. Une avance partielle sur la garantie des créances en cas de faillite a pu être débloquée en décembre, juste avant les fêtes, mais de nombreuses familles continuent de faire face à une précarité préoccupante” écrivent les syndicats.

Les démarches administratives pour débloquer les montants restants ont été finalisées ces derniers jours, précisent les syndicats. Cependant, “il est important de rappeler que dans la majorité des cas, cette garantie ne couvrira pas l’ensemble des montants dus aux salariés.

À cette situation, s’ajoutent une inégalité de traitement et des barrières administratives. “Les salariés résidents bénéficient d’un soutien immédiat et d’un accompagnement par l’ADEM. En revanche, pour les travailleurs frontaliers, les aides perçues au Luxembourg sont déduites des allocations chômage de leur pays d’origine. Cette neutralisation entraîne des périodes de carence et des réductions importantes des prestations”, dénoncent les syndicats, citant aussi des problèmes liés aux allocations familiales.

Afin de tourner la page, tous les acteurs concernés, “notamment les syndicats, le curateur et les autorités luxembourgeoises, travaillent activement pour permettre une reprise des activités industrielles et, surtout, préserver les emplois.”

Il a été confirmé que plusieurs repreneurs potentiels se sont manifestés. “Le mois de janvier sera donc
déterminant pour l’avenir du site, car les offres de reprise doivent parvenir au curateur avant la fin du mois.” “La relance du site de Dudelange “représente un enjeu majeur. En cas d’échec, cela signerait la conclusion d’une catastrophe industrielle de plusieurs années, s’étant déroulée sous le regard toujours passif des institutions européennes” concluent les syndicats.

Lire également : Liberty Steel à Dudelange: retour sur un naufrage prévisible

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