
Depuis une bonne semaine, le Luxembourg est soumis à un confinement partiel et le secteur Horesca est concerné: les bars et les restaurants ont été obligés de fermer leurs portes. Le week-end dernier, le mécontentement était grand chez certains, face aux boutiques bondées en pleine période de restrictions. Les représentants de l'Horesca souligne que le Black Friday a été profitable à tous sauf au secteur, qui se sent abandonné. La fédération parle de frais élevés et d'aides publiques insuffisantes. L'Horesca a donc écrit aux ministres compétents en posant des revendications claires.
Tout le monde a fait de bonnes affaires le week-end dernier, à l'exception du secteur Horesca, où les chaises sont restées vides à cause d'une fermeture forcée.
Dans un communiqué, la fédération, qui regroupe hôtels, restaurants et cafés, se déclare déçue et exige un meilleur traitement.
Les entreprises du secteur doivent à présent payer les charges sociales et les arriérés de TVA, alors qu'il n'y a eu aucune recette et que les frais s'accumulent. Pour l'Horesca, la situation n'est pas tenable, c'est la chronique d'une mort annoncée pour de nombreuses entreprises.
Le secteur a dû fermer ses établissements, malgré de gros investissements dans des concepts sanitaires, alors que l'on sait que ce n'est pas dans ce secteur que le virus se propage le plus.
La fédération des professionnels du secteur réclame plusieurs mesures concrètes:
- la prise en charge par l'Etat des frais fixes pendant la fermeture ordonnée,
- la prolongation de la validité des bons d’hébergement de 50 euros pour une période de douze mois,
- la mise en place d'un moratoire pour le paiement des taxes et des charges sociales,
- la mise en place d'une mesure similaire au chômage partiel pour les apprentis et les apprenties,
- le retour au taux de TVA de 3% pour tous les produits et services du secteur pour l'année 2021.
Un courrier reprenant ces revendications formulées en toute clarté, a été envoyé à tous les ministres concernés.