
Selon le ministre d’État, le lanceur d'alerte aurait réussi à créer une liste comportant les coordonnées de certains membres du Service de renseignement luxembourgeois à l'aide du réseau informatique de l’État, qui lui était mis à disposition grâce à son statut de fonctionnaire. A travers cette action, l'homme aurait d'ailleurs expliqué avoir les qualités requises pour travailler au sein du SREL, ce qu'il a néanmoins réfuté.
Lors d'un contact avec le fonctionnaire en question, il a été confirmé que sa liste comportait les coordonnées de certains collaborateurs du service de renseignement. D'autres noms qu'il aurait réussi à trouver ne faisaient pas partie du service. L'individu a précisé ce lundi matin que l'utilisation du logiciel Outlook suffisait pour créer cette liste.
Dans sa réponse, Xavier Bettel explique que le fonctionnaire aurait contacté le ministère d’État au mois de juillet afin d'attirer l'attention sur son action en insistant sur le fait qu'il souhaitait réellement intégrer l'équipe du SREL. Le principal intéressé a quant à lui commenté ces propos en expliquant avoir simplement voulu pointer les dysfonctionnements en matière de sécurité informatique.
Le Premier ministre a également confirmé que l'identité des collaborateurs du SREL devait être protégée au maximum afin de garantir leur sécurité mais également celle du pays dans le cadre de leur mission. Il confirme que les autorités mettent tout en œuvre afin de garantir cette protection tout en ajoutant que la liste créée par le fonctionnaire n'a ni été communiquée au ministère ni publiée, raison pour laquelle le Parquet général n'a pas été saisi.
Une troisième réunion de la Commission parlementaire de contrôle du SREL sera organisée dans ce contexte vendredi.