En vue des vendangesLes vignerons veulent que l'embauche de saisonniers soit plus simple

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Ces dernières années, il n'a pas été si facile pour les vignerons de trouver des saisonniers pour les vendanges. Coprésident des vignerons indépendants luxembourgeois, Guy Krier, parle de la future récolte, mais aussi de la tendance "vin sans alcool".
© by Sameer Al-DOUMY / AFP

"Cette année, il a toutefois été possible de recruter de la main-d'œuvre, notamment grâce au "Jobday" de l'Adem", a confirmé jeudi sur RTL le coprésident des vignerons indépendants luxembourgeois. Guy Krier, invité de la rédaction, n'a pas cité le nombre de saisonniers recrutés de cette manière, mais "les viticulteurs en ont profité".

Les efforts à fournir sur le plan administratif pour obtenir un certificat de travail pour les saisonniers sont importants, particulièrement pour le contrôle médical. C'est "beaucoup d'efforts", à consentir "pour environ 18 jours de vendanges", considère Guy Krier.

"La procédure pourrait être simplifiée", dit le vigneron indépendant, qui est sinon satisfait du gouvernement actuel. Avec la loi agricole récemment votée, des questions techniques subsistent, notamment en matière de subventions et de prix.

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Toujours plus de demandes pour le "sans alcool"

La sécheresse des mois de mai et juin a encore une fois été un défi, surtout pour les jeunes plants. La pluie est bien sûr toujours une bonne chose pour la vigne, souligne Guy Krier, "mais en juillet et août, il a en fait plu un peu trop". Mais la météo n'est "pas un menu à la carte", selon le coprésident des vignerons indépendants. Dans l'ensemble toutefois, "les raisins sont fantastiques et gros cette année".

Comme un certain nombre d'autres vignerons indépendants, Guy Krier produit des vins bio dans son entreprise. À son avis, ce n'est pas plus difficile. On peut se concentrer sur le sol. "Cela prend certes du temps, mais la structure du sol en sort améliorée et il peut mieux stocker l'eau." Ce qui constitue évidemment un avantage en cas de sécheresse.

Les vignerons privés s'intéressent aussi de plus en plus au vin sans alcool. "Les amateurs de vin n'apprécient pas toujours le vin sans alcool", a admis Guy Krier. Si la demande se développe, des choses intéressantes arriveront certainement encore sur le marché. Après tout, il y a "une croissance de la communauté de ceux qui ne veulent pas boire d'alcool."

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