
Pendant la pandémie, il fallait s'en sortir d'une manière ou d'une autre. Mais les problèmes sur le terrain sont restés les mêmes qu'avant. Et cela provoque de la frustration chez ceux qui sont sur le terrain, a dit Patrick Remakel mercredi sur RTL. Les propositions de solution seraient sur la table. Mais pas grand-chose n'aurait avancé dans les principaux dossiers au cours des deux dernières années du côté des responsables politiques.
En ce qui concerne les enfants à besoins spécifiques, le ministère serait fixé sur la procédure au lieu de l'enfant. Il serait extrêmement difficile d'inscrire un enfant. Il faudrait fournir beaucoup d'efforts pour peu de résultats. Ces enfants devraient pourtant être aidés rapidement et de manière simple. En plus, Patrick Remakel a regretté que souvent peu de choses sortent de tout cela. Un changement de paradigme serait nécessaire au ministère. Le SNE maintient que le recrutement du personnel devrait être plus large avec d'autres profils professionnels. Les locaux auraient besoin d'une "taskforce", afin de pouvoir prendre en charge immédiatement les enfants de manière adéquate et sans bureaucratie.
En ce qui concerne le litige entre les représentants du personnel des centres de compétence et le ministère de l'Education à propos des tâches du personnel, Patrick Remakel est resté vague. Si la Confédération générale de la fonction publique (CGFP), à laquelle appartient le SNE, a trouvé l'accord avec le ministre, le SNE est d'avis que c'est un bon accord.
L'ouverture d'une sixième école internationale à Luxembourg, n'est pas applaudie par le SNE. Cela contribuerait à la création d'un système scolaire parallèle, au lieu de trouver des solutions dans le système scolaire luxembourgeois et de diversifier l'offre. Pour le syndicat, l'objectif devrait bien plus être d'adapter l'école publique afin qu'elle satisfasse la population. Dans ce contexte, le SNE salue l'alphabétisation en français qui sera proposée en tant que projet-pilote dans quatre écoles fondamentales à la rentrée. Malheureusement il n'y aurait pas eu de discussions préalables avec les acteurs de terrain.
Selon le président du SNE, le dialogue avec le ministère de l'Education laisse à désirer. Le syndicat serait uniquement informé, mais il n'y aurait plus de discussions. Cela mettrait les gens de mauvaise humeur. Le syndicat aurait également proposé de nombreuses pistes pour attirer plus de gens dans la profession, mais elles n'auraient pas été retenues par le ministère.
Le manque de personnel subsisterait. Dans la plupart des écoles, il ne pourrait plus y avoir de cours d'appui à cause du manque de personnel, selon Patrick Remakel. Il ne serait pratiquement plus possible dans aucune commune d'offrir une organisations scolaire vraiment bonne et dans l'intérêt de chaque enfant.
Les Quereinsteigers aurait été une réaction à l'urgence. [Les "Quereinsteigers" sont des "détenteurs d’un bachelor en relation avec un des objectifs de l’enseignement fondamental ", selon la définition du ministère de l'Education nationale. (NDLT)] A l'époque, il aurait fallu rapidement chercher des solutions. C'est pour cette raison que le syndicat ne s'y serait pas opposé. Mais les Quereinsteigers ne seraient qu'un sparadrap. Et à présent que ce modèle dure depuis cinq ans, des solutions durables seraient nécessaires. Le SNE aurait proposé un grand nombre de pistes, mais le ministère ne les aurait pas reprises. Aucune publicité n'aurait été faite pour la profession et le recrutement au niveau master n'aurait pas été introduit.