
Entre autres choses, le fait qu'aucune réserve n'aurait été constituée dans les périodes favorables. En revanche, elle soutient totalement les investissements de grande ampleur, notamment dans la transition énergétique.
Lors de la présentation de son avis mercredi matin, la Chambre des métiers s'est prononcée contre un ajustement des barèmes fiscaux à l'inflation. Non seulement parce qu'il n'y a aucune marge de manoeuvre, mais aussi parce que les ménages les plus fragiles en profiteraient le moins. Interrogés sur l'idée de simplement étendre davantage les tranches de la classe moyenne, les représentants de la Chambre des métiers étaient déjà moins réticents. Mais malgré cela, à leurs yeux, il faudrait être plus patient en raison des incertitudes actuelles. Sans réforme fiscale, n'y a-t-il pas un risque que les gens fassent de plus en plus pression pour obtenir des augmentations de salaire? A cette question, le chef économiste de la Chambre des métiers, Norry Dondelinger, a répondu: "Nous avons de toute façon une pression sur les salaires, et ce, à cause du manque de main d'oeuvre."
Norry Dondelinger a également critiqué les services gratuits, car ils seraient relativement chers et encourageraient une "mentalité d'assurance tous risques". Or ces services ne sont pas gratuits, ils sont finalement financés par les contribuables. Interrogé pour savoir si dans ce cas, il ne serait pas préférable de remplacer la gratuité de certains services par des allègements fiscaux, le chef économiste s'est contenté de dire "oui" en hochant la tête.