
L'OGBL se réunit ce lundi à l’abbaye de Neumünster à Luxembourg, tandis que le LCGB est à Remich.

La présidente de l'OGBL Nora Back a rappelé que près de la moitié des personnes qui travaillent dans ce pays sont des frontaliers, frontaliers qui seraient souvent exclus et discriminés à plusieurs niveaux.
La dirigeante de l'OGBL s'est d'ailleurs déclarée solidaire des syndicats français et du peuple qui descend à nouveau dans la rue aujourd'hui en France contre la réforme des retraites. Dans le même temps, les employeurs luxembourgeois ont été avertis qu'il n'y aurait pas de détérioration des pensions. Au contraire, la pension minimum devrait être augmentée afin de prévenir un risque toujours croissant de pauvreté chez la population âgée. Cargolux était aussi un sujet de préoccupation abordé dans son discours. Et l'OGBL réclame toujours une augmentation du salaire minimum de 10 %.

"Quiconque remet en cause l'existence de ses salariés, qui veut saper notre conciliation et par là même la convention collective, détruit notre modèle social" déclare pour sa part Patrick Dury, le président du LCGB. L'industrie l'aurait compris et il espère que Cargolux le comprendra bientôt aussi. Patrick Dury a mis en garde contre un conflit social avec "toutes ses conséquences". Le chef du syndicat chrétien a ensuite abordé des problèmes structurels, notamment dans le logement et la santé. Ici, Patrick Dury ne demande rien de plus qu'une toute nouvelle structure de la caisse maladie, qui à ses yeux ne peut être réformée. Le LCGB demande aussi que les salariés du secteur privé participent aux bénéfices, que le CDI reste la norme, que l'index soit maintenu, que de nouvelles conventions collectives soient négociées et que le salaire minimum soit régulièrement ajusté.
Ci-dessous, vous trouverez déjà le discours du ministre luxembourgeois du travail, Franz Fayot: