
Cette situation provoque des tensions depuis quelques temps entre la majorité et l’opposition.
Les conseillers Stephen de Ron (déi Gréng) et Mathis Godefroid (LSAP) ont avoué avoir été “choqués” par un mail provenant du bourgmestre Marc Lies, lors d’une interview accordée à RTL.
Ils expliquent que les mots utilisés par le bourgmestre dans son message envoyé en interne à la section du CSV ne passent pas. Il est notamment question de “Kallef” concernant Stephen de Ron, ce qui équivaut à “imbécile” en français.
Pour Stephen de Ron, avocat, ce choix de mots n’est tout simplement pas acceptable, même s’ils peuvent être utilisés dans un mail interne, “mais ce n’est pas professionnel, et venant d’un député-maire, c’est totalement irrespectueux”. Pour le conseiller écolo, c’est la diffamation ciblée dans le mail qui est difficile à digérer: “de dire que j’ai violé un huis clos ou que j’ai partagé des documents et des informations confidentielles avec la presse est tout simplement un mensonge, une fausse accusation et une diffamation assumée”.
Il souligne que son intégrité professionnelle représente son capital, en tant qu’homme politique et avocat. Toute personne tentant de nuire à sa réputation avec de fausses accusations devra en tirer les conséquences. Il attend de Marc Lies au moins des excuses.
Le bourgmestre s’est dit assez bouleversé par cette affaire, car “ces deux personnes issues de l’opposition ne disent pas la vérité”.
“J’avoue que j’aurais pu utiliser une autre formulation, mais c’est le contenu qui m’importe. Je voulais informer les membres de la section, et dire aux membres du parti que le conseil communal discuterait de choses qui se basent sur des faits réels et non pas sur des faits alternatifs, comme le font ces deux messieurs de l’opposition”, a indiqué Marc Lies à RTL.
Il assure n’avoir jamais voulu diffamer qui que ce soit, “je n’ai jamais fait ce genre de chose, par contre, ma famille, toute une administration et moi-même sommes victimes d’un harcèlement permanent depuis sept mois”.
Il explique également que ce mail n’aurait jamais dû être rendu public et que le comité de la section devra tirer les conclusions de cette fuite.
Alors qu’il avait annoncé faire une pause politique, Marc Lies a pris 29 jours ouvrables de repos, mais cette pause n’aura finalement servi à rien, comme l’indique le bourgmestre qui a repris le travail à la commune de Hesperange: “j’ai vraiment essayé de me reposer pendant cette pause, mais certaines personnes en ont décidé autrement”.
C’est la deuxième fois en sept mois que des documents secrets fuitent d’un huis clos, sans oublier qu’il avait été lui-même la cible d’une diffamation de la part de Stephen de Ron dans un publication du 21 juillet sur les réseaux sociaux. Jusqu’à présent Marc Lies indique n’avoir jamais fait cela publiquement ni avoir pris position par rapport à toute cette affaire.