
Le président du LCGB, Patrick Dury, l'a confié lundi à la presse : quasiment jusqu’à la dernière minute, des ajustements ont été apportés aux formulations des mesures de l’accord tripartite. Néanmoins, le texte a été signé le même jour en début de soirée.
Une vingtaine de mesures doivent freiner l’inflation et soutenir les ménages et les entreprises en ces temps incertains.
Jeudi soir, les partenaires sociaux et le gouvernement s’étaient mis d’accord sur les grandes lignes d’un ensemble de mesures. Mais ce week-end, il a encore fallu mettre tout cela par écrit.
Le président du LCGB, Patrick Dury :
"Je dois dire que je suis très heureux que nos instances aient approuvé à l’unanimité et qu’un feu vert global ait été donné à l’unanimité, cela me réjouit. Nous avons accompli un travail énorme, qui a commencé le 8 octobre 2024. Nous sommes maintenant à nouveau dans un autre film, où nous essayons, à travers la tripartite, de trouver des accords."
Nora Back, présidente de l'OGBL, estime également le dialogue social revalorisé :
"Une fois que la discussion sur le salaire minimum a été débloquée à Senningen, les choses ont avancé rapidement. Il restait encore à clarifier la manière dont les missions des nouveaux organes seraient formulées. Nous avons créé trois nouveaux organes importants. Nous nous en réjouissons, car cela revalorise le dialogue social et la place des syndicats."
Il y aura un comité pour le logement et les discussions ont également porté sur une cellule chargée de surveiller le marché du travail, la cellule de reclassement. Enfin le nouveau comité de suivi tripartite assurera le suivi des décisions prises à un rythme trimestretriel et, si nécessaire, il prendra de nouvelles décisions.
Pour le Premier ministre Luc Frieden, on ne peut cependant pas parler d’une tripartite permanente : “Je pense que, comme c'était le cas pour les accords précédents, il faut voir comment ceux-ci sont mis en œuvre. Le suivi signifie que nous avons décidé toute une série de mesures et que nous examinerons comment elles fonctionnent sur le terrain.”
La voie législative est désormais engagée.
Pour le président de l’UEL, Michel Reckinger, cet accord était absolument nécessaire, aussi pour les entreprises : “Nous devons montrer une réaction et c’est ce que nous avons fait ici. Maintenant, nous devons espérer que cette guerre se termine bientôt.”
Et le président de la Chambre d’agriculture, Christian Hahn, s’est réjoui que le secteur agricole ait pu, après 14 ans, participer à nouveau aux négociations d’une tripartite et qu’il bénéficie d’un soutien :
"Précisément pour ce qui concerne les engrais, qui ont augmenté de plus de 50 %, mais aussi pour les aides à l’énergie, car nous consommons nous aussi de l’énergie. Les mesures destinées aux ménages sont également importantes pour notre secteur. S’ils disposent de davantage de pouvoir d’achat, ils peuvent acheter plus de nos produits régionaux."
Malgré l’accent mis sur la transition énergétique, l’État aidera tout le monde à faire face à la hausse des prix, y compris ceux qui doivent faire le plein ou se chauffer.
Le président de la CGFP, Romain Wolff, comprend cela : “Dans l’Oesling, de nombreux ménages se chauffent au mazout. À mon avis, eux aussi doivent être aidés.”
Mardi, l’accord tripartite sera présenté à la Chambre. Dans l’après-midi, une conférence de presse est prévue, au cours de laquelle plusieurs ministres expliqueront les mesures en détail.