
La situation dans les hôpitaux, tout comme les chiffres "sont bons" et cela montre que la stratégie de ces derniers mois et le respect des règles sanitaires "ont un impact positif" sur l'évolution de la pandémie, a posé d'emblée le Premier ministre, Xavier Bettel. Le taux d'incidence et les analyses des eaux usées indiquent toutefois qu'une tendance se dessine vers une "légère hausse".
Les variants du coronavirus qui donnent tant de fil à retordre à la Moselle voisine, restent "de grands inconnus" et le séquençage réalisé au Luxembourg montre bien qu'"une propagation du virus peut être beaucoup plus rapide". En conséquence de quoi, le gouvernement préfère "conserver une position préventive" et a décidé de "prolonger les mesures actuelles jusqu'au 14 mars inclus". Le projet de loi allant dans ce sens a été déposé ce vendredi à la Chambre.
Si le Luxembourg reçoit bien les livraisons de doses promises pour les deux semaines à venir, la fin de la première phase de vaccination et le début de la 2e phasese chevaucheront de sorte à "ne pas perdre de temps", explique Xavier Bettel.
La 2e phase englobe toutes les personnes de plus de 75 ans qui ne vivent pas en structure de soins ou maisons de retraite. Pour les accueillir, "davantage de centres de vaccination vont ouvrir", annonce la ministre de la Santé.
Paulette Lenert explique qu'en plus de l'actuel centre de vaccination du Hall Victor Hugo à Luxembourg, "les centres d'Esch, Ettelbruck et Mondorf ouvriront plus ou moins au même moment". Objectif du ministère de la Santé: "Vacciner 3.500 personnes par semaine".

Près de 5.000 personnes très vulnérables (atteintes de cancer, qui ont reçu un don d'organe ou qui ont une trisomie 21) seront aussi vaccinées dans la 2e phase qui se déroulera dans les centres hospitaliers. Si tout se déroule comme prévu, les invitations "seront envoyées en milieu de semaine prochaine" et si les doses requises sont là "les vaccinations démarreront le 22 février".
Les invitations pour se faire vacciner seront envoyées "dès que nous aurons une confirmation des arrivées de vaccins" et "les gens auront une semaine pour prendre rendez-vous", informe Paulette Lenert, ministre de la Santé.
"La situation se détend" au Luxembourg mais il faudra voir "l'impact des nouveaux variants" sur la chaîne de contamination. C'est là que le Luxembourg "doit désormais placer son effort" pour comprendre leurs effets réels, estime la ministre de la Santé. La propagation du coronavirus "a été rapide dans les écoles et c'est pour cela nous les avons fermées". Reste à voir l'effet produit sur les chaînes de contamination autour des élèves qui reprendront le chemin des classes le 22 févrieravec de nouvelles contraintes.
Le taux de positivité est à 1,20. La situation est bonne mais "il faut rester prudent" car "tout peut basculer rapidement", prévient Paulette Lenert.
Il y a une règle insiste la ministre de la Santé: "Avoir aussi peu de contacts que possible". Ce qui signifie de manière pratique, "rester dans son cercle familial" et "faire très attention au travail. Les gens se contaminent pendant les pauses et en covoiturage".
La ministre est claire: "Ce n'est pas le moment de procéder à des allègements ce serait trop risqué". Et elle enfonce le clou: "nous n'avons pas passé la butte. Au contraire, nous sommes dans une phase très critique".
Réuni ce vendredi, le Conseil de gouvernement a décidé d'adapter les aides aux entreprises particulièrement touchées. Concrètement l'aide de relance et l'aide pour coûts non couverts "seront prolongées de trois mois". Les entreprises qui ont été contraintes de fermer verront leur coûts non couverts pris en charge à 100% par l'État.
Le Premier ministre veut aider les restaurants "créatifs" et "récompenser leur travail" avec les nouvelles mesures d'aides rendues publiques plus tôt dans la journée. Des détails seront donnés lundi par le ministre des Classes Moyennes Lex Delles.
Le Luxembourg a reçu formellement la demande d'aide du Portugal "pour envoyer des équipes dans la région d'Evora (principale ville de l'Alentejo, ndlr) pour deux semaines. Un premier binôme (un infirmier et un docteur) partira ce week-end et on verra si une 2e équipe pourra partir la semaine suivante", assure le Premier ministre.