Chambre des députésLes membres du Parlement des jeunes ont débattu avec les ministres

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Le stress à l'école, la politique migratoire, la non-binarité, la compétitivité des entreprises et l'impact de l'agriculture intensive sur l'environnement et la santé humaine: tels étaient les thèmes des résolutions dont les membres du Parlement des jeunes ont débattu lundi à la Chambre avec ministres et députés.

Un sujet essentiel était le stress et les sentiments d'anxiété qui en résultent à l'école et qui ont un impact majeur sur la santé mentale et la performance des élèves. Pendant la pandémie, ces problèmes se sont intensifiés, explique Till Winzen, président de la Commission de l'Education.

"Que les devoirs soient seulement annoncés très tardivement. Par exemple à 17h et puis il faut les avoir pour le lendemain. Et tout le monde n'est pas au téléphone en permanence. Ou aussi quand les professeurs pensent qu'ils devraient donner des devoirs aux élèves pendant les jours fériés ou les vacances et qu'ils doivent alors les joindre à des horaires qui ne leur conviennent pas du tout."

La politique migratoire a également été abordée. Le Parlement des jeunes appelle à une plus grande sensibilisation à l'intégration, à la situation dans les camps de réfugiés et à la mise en place d'une prise en charge psychologique pour les réfugiés.

Il faudrait aussi davantage sensibiliser à la non-binarité, selon Iness Chakir, la secrétaire générale du Parlement des jeunes:

"Nous voulons apprendre aux jeunes qu'il n'existe pas de cases. Cela signifie que nous pouvons aussi être autre chose qu'une femme ou un homme. Cela signifie que nous voulons sensibiliser les jeunes, mais aussi la population qui n'en sait pas assez sur le sujet."

Autre point abordé: la compétitivité des petites et moyennes entreprises, particulièrement dans le contexte post-Covid. Il faut qu'il soit plus simple de créer une nouvelle entreprise, réclame Charel Bollig, président de la Commission de l'Economie:

"Premièrement, nous avons imaginé qu'il faudrait réduire les coûts de création d'une entreprise, et en même temps, il faudrait optimiser et fortement réduire la durée des démarches nécessaires pour pouvoir créer une entreprise."

L'impact de l'agriculture intensive sur l'environnement et la santé humaine intéresse aussi les jeunes. Au Luxembourg, les achats de produits bio sont 7,3% plus importants que dans le reste de l'Europe, mais proportionnellement le Grand-Duché en produit peu. Les pesticides issus de l'agriculture traditionnelle sont mauvais pour l'environnement, la qualité de l'eau ainsi que la santé humaine. Le Parlement des jeunes appelle donc à la limitation de l'utilisation des pesticides, au développement de l'agriculture biologique et à la sensibilisation de la population.

Les résolutions ont, dans l'ensemble, été bien accueillies par les députés et les ministres. Comment cela va se passer pour le Parlement des jeunes maintenant? Le président, Hugo Da Costa:

"Nous n'allons pas nous limiter à l'audition, mais nous allons assurer également le suivi auprès d'autres acteurs politiques, comme par exemple les ministres. Nous allons essayer d'avoir un suivi très large afin d'avoir le plus d'impact possible."

Avec Iness Chakir, le Parlement des jeunes aura l'an prochain pour la première fois une présidente.
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