
Environ 30% des ménages au Luxembourg ont reçu des transferts privés substantiels au cours de leur vie. Parmi ces ménages, près de 90% sont propriétaires de leur logement et 16% le sont devenus suite au transfert de la propriété d’un logement en leur faveur.
Parmi ceux qui n'ont jamais bénéficié d'un transfert privé substantiel, seuls 60% sont propriétaires. Pour l’ensemble des ménages propriétaires, seulement 6% ont reçu leur logement actuel en don ou en héritage, ce qui peut refléter la croissance rapide de la population à travers l’immigration et/ou une préférence pour les nouveaux logements.
En moyenne, la probabilité qu’un ménage donné est propriétaire de son logement augmente entre 4 et 6 points de pourcentage s’il a reçu un transfert de patrimoine privé. L’effet dépend de la taille du transfert. En effet, les transferts inférieurs à 100.000 euros n'ont pas d'influence significative, alors que les transferts plus substantiels augmentent la probabilité d'être propriétaire entre 11 et 15 points de pourcentage.
Les transferts plus limités sont souvent insuffisants pour les ménages qui doivent réunir les fonds propres nécessaires pour acheter un logement, étant donné les prix élevés de l'immobilier au Luxembourg. Par exemple, en 2018 un transfert de 50.000 euros représentait moins de 8% de la valeur médiane des résidences principales au Luxembourg.
Le moment du transfert est aussi important pour déterminer son impact sur l'acquisition d'un logement, en particulier pour les jeunes ménages. Parmi les bénéficiaires de transferts privés substantiels, 38% des propriétaires ont acheté leur résidence actuelle dans les trois ans avant ou après le transfert le plus important. Pour les jeunes propriétaires, cette proportion atteint 67%. Dans la moitié des cas, la valeur du transfert dépassait 50% de la valeur d'achat du logement.